Taux de chômage — Tableau de suivi
L’Arabie saoudite reste proche de son objectif de chômage Vision 2030, avec un chômage des ressortissants saoudiens à 7,2 % au T4 2025 après avoir atteint 7,0 % en 2024.
Taux de chômage : tableau de suivi KPI
Le tableau de suivi KPI du taux de chômage enregistre l’un des jalons les plus nets de Vision 2030 sur le marché du travail. Proche de la cible après une atteinte antérieure — Le taux de chômage des ressortissants saoudiens a atteint 7,2 % au T4 2025, après avoir touché l’objectif de 7,0 % de Vision 2030 en 2024. Le KPI porte sur le chômage des nationaux saoudiens, et non sur le chômage de l’ensemble de la population, qui s’établissait à 3,5 % au T4 2025 parce que les travailleurs expatriés sont structurellement liés à l’emploi.
Indicateurs clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Référence (2016) | 12,3 % |
| Taux (2019) | 12,0 % |
| Taux (2020) | 12,6 % (pic COVID) |
| Taux (2022) | 10,1 % |
| Taux (2023) | 8,3 % |
| Dernier chiffre (T4 2025) | 7,2 % |
| Objectif 2030 | 7,0 % |
| Écart avec l’objectif 2030 | 0,2 point de pourcentage |
| Chômage de l’ensemble de la population (T4 2025) | 3,5 % |
| Chômage des Saoudiennes (T4 2025) | 10,3 % |
Analyse de tendance
La trajectoire du taux de chômage est l’une des réussites les plus significatives de Vision 2030, et son chemin vers l’objectif n’a pas été linéaire. Après une légère détérioration en 2018-2019, alors que l’économie absorbait la consolidation budgétaire et les premières étapes de la saoudisation, puis un pic à 12,6 % pendant la pandémie, le taux a fortement diminué à partir de 2021. Le recul de la référence de 12,3 % en 2016 à 7,2 % au T4 2025 représente l’une des améliorations soutenues les plus rapides de l’histoire récente du marché du travail saoudien.
Plusieurs facteurs structurels ont tiré cette amélioration. Le système Nitaqat, le programme de saoudisation qui impose des quotas minimaux d’emploi saoudien par secteur, a été recalibré et appliqué de manière plus rigoureuse, créant une demande privée de travailleurs saoudiens. Dans le même temps, l’offre de travail a été renforcée : le Human Capability Programme a élargi la formation professionnelle, Hadaf, le Human Resources Development Fund, a subventionné les salaires saoudiens dans le secteur privé, et la réforme de l’éducation a produit des diplômés mieux alignés avec les besoins du secteur privé. La création de secteurs entièrement nouveaux, dans le tourisme, le divertissement, le sport et la technologie, a généré des emplois dans des domaines attractifs pour de jeunes Saoudiens qui hésitaient auparavant à rejoindre les métiers privés traditionnels.
L’entrée des femmes sur le marché du travail a constitué un facteur transformationnel. Le chômage des Saoudiennes est tombé à 10,3 % au T4 2025, reflétant l’expansion massive des opportunités d’emploi féminin. L’amélioration du taux agrégé est d’autant plus remarquable que le taux de participation des femmes au marché du travail est simultanément passé d’environ 17 % au lancement à près de 35 % en 2025 : davantage de femmes entraient dans la population active, et pourtant le chômage diminuait nettement. Cela démontre une véritable création d’emplois, plutôt qu’un recul des travailleurs découragés hors de la population active. Le chômage des jeunes s’est également fortement amélioré, même s’il demeure supérieur au taux global.
Méthodologie
Le taux de chômage est mesuré par la General Authority for Statistics à travers l’enquête trimestrielle sur la population active, couvrant environ 65 000 ménages. L’indicateur suit la définition de l’Organisation internationale du travail (OIT) : la part de la population active, personnes occupées plus chômeurs, qui est sans emploi, disponible pour travailler et en recherche active d’emploi. Le taux de chômage des nationaux saoudiens couvre uniquement les citoyens saoudiens et exclut les travailleurs expatriés. Le chômage total, incluant les expatriés, est plus faible en raison de la nature de l’emploi sponsorisé. L’enquête couvre la population âgée de 15 ans et plus et est menée dans les 13 régions administratives.
Priorités liées
La réduction du chômage reflète l’effet combiné de la croissance économique, de la politique de saoudisation, de l’entrée des femmes dans la population active et du développement du capital humain. Elle se rattache directement à la participation des femmes au marché du travail, moteur clé de la baisse globale du chômage, à l’emploi des Saoudiens dans le secteur privé, destination de la plupart des nouveaux travailleurs saoudiens, et à la croissance du PIB non pétrolier, moteur économique créant les emplois privés. Cette réussite contribue aussi aux résultats sociaux, notamment au World Happiness Index, la sécurité de l’emploi étant un facteur majeur de bien-être, au taux d’accession à la propriété, l’emploi permettant l’éligibilité au crédit immobilier, et à la réduction de la dépendance à l’aide publique.
Perspectives
Après l’atteinte de l’objectif de 7,0 %, l’enjeu se déplace vers la soutenabilité de ce niveau et l’amélioration de la qualité de l’emploi. Le risque serait une remontée du chômage si la croissance économique ralentissait, si les phases de construction des gigaprojets s’achevaient sans recrutements opérationnels suffisants, comme l’analyse l’étude sur l’efficacité de la saoudisation, ou si le marché du travail peinait à absorber les nouvelles cohortes de diplômés. La population active saoudienne augmente d’environ 3 % par an sous l’effet de la démographie, ce qui exige une création d’emplois continue simplement pour maintenir le taux actuel.
Vanderbilt Portfolio projette que le taux de chômage fluctuera dans une fourchette de 6,5 à 8,5 % jusqu’en 2030, avec un scénario central proche ou inférieur à l’objectif de 7 %. Les améliorations structurelles de la participation féminine, de la capacité de création d’emplois du secteur privé et des mécanismes d’appariement du marché du travail fournissent une base solide. Le défi principal consiste à améliorer la qualité de l’emploi, en dépassant les postes d’entrée de gamme pour développer des trajectoires professionnelles qui renforcent le capital humain et soutiennent l’emploi de long terme.