Contribution du secteur privé au PIB — Tableau de suivi
Suivre la contribution du secteur privé saoudien au PIB, depuis une référence de 40 % vers l’objectif ambitieux de 65 % fixé par Vision 2030.
Ce tableau de suivi KPI de la contribution du secteur privé au PIB suit les progrès de l’Arabie saoudite vers l’objectif de Vision 2030 consistant à porter l’activité privée d’une référence de 40 % à 65 % du PIB. Il suit la part la plus récemment publiée, l’écart restant et les canaux de politique publique susceptibles de le combler.
Situation actuelle
Sur la bonne voie, avec des contraintes — La contribution du secteur privé au PIB est passée d’environ 40 % en 2016 à une estimation de 46 % en 2024. La progression est réelle, mais elle souligne aussi l’ampleur de la transformation encore nécessaire pour atteindre 65 % d’ici 2030.
Indicateurs clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Référence (2016) | ~40 % |
| Part (2019) | ~42 % |
| Part (2022) | ~44 % |
| Dernier chiffre (2024) | ~46 % |
| Objectif 2030 | 65 % |
| Écart avec l’objectif 2030 | ~19 points de pourcentage |
| Opérations de privatisation | 15+ achevées |
| Nouvelles immatriculations d’entreprises (2024) | 280 000+ |
Analyse de tendance
Porter la part du secteur privé dans le PIB de 40 à 65 % constitue l’un des objectifs les plus structurellement ambitieux de Vision 2030. Il impose un rééquilibrage profond de l’économie saoudienne, d’un modèle dominé par l’État vers un modèle davantage tiré par le secteur privé, comme l’analyse l’étude sur la réalité du secteur privé. Le gain de six points de pourcentage, de 40 à 46 % en huit ans, reflète une transformation régulière mais graduelle ; l’écart restant de 19 points exige une accélération.
La croissance est passée par plusieurs canaux. Le plus significatif quantitativement a été l’expansion du secteur privé non pétrolier, portée par l’activité de construction liée au crédit immobilier, la progression des services aux consommateurs et l’essor du commerce de détail, de l’hôtellerie et du divertissement. La production de construction du secteur privé a augmenté à elle seule de plus de 50 % depuis 2016, les gigaprojets, les développements résidentiels et l’immobilier commercial générant une activité privée massive. Le programme de privatisation a transféré des actifs de l’État vers la propriété privée, même si son rythme a été plus lent que prévu initialement. Parmi les transactions notables figurent la privatisation partielle de Saudi Aramco par son introduction en Bourse et des ventes d’actions ultérieures, le transfert des minoteries à des opérateurs privés et les processus de privatisation en cours dans la santé, l’éducation et les infrastructures.
L’écosystème des petites et moyennes entreprises a constitué un moteur organique puissant. Les nouvelles immatriculations d’entreprises ont fortement augmenté, atteignant plus de 280 000 par an en 2024, soit environ le double du niveau de 2016. La simplification réglementaire, l’amélioration de l’accès au financement et la croissance du commerce électronique ont abaissé les barrières à l’entrepreneuriat. Monsha’at, l’autorité générale des PME, a joué un rôle catalytique en fournissant des services d’appui, tandis que le programme Kafalah a garanti plus de 15 milliards de SAR de prêts aux PME. Le défi structurel demeure toutefois considérable : le secteur public, y compris les opérations d’Aramco détenues par l’État, est si vaste que même une croissance rapide du secteur privé ne se traduit que par des gains de part relativement modestes en points de pourcentage.
Méthodologie
La contribution du secteur privé au PIB est mesurée par la General Authority for Statistics dans les comptes nationaux. Le secteur privé inclut toutes les entités économiques non classées dans le secteur public, y compris les activités aval et pétrochimiques de Saudi Aramco, classées comme privées depuis l’introduction en Bourse. Le secteur public comprend les ministères, les agences publiques, les entreprises publiques qui ne fonctionnent pas sur une base commerciale et les services publics non marchands. La classification suit le cadre du Système de comptabilité nationale des Nations unies (SNA 2008). Les entités à actionnariat mixte sont classées selon le contrôle majoritaire. L’indicateur est exprimé comme la valeur ajoutée du secteur privé en pourcentage du PIB total aux prix de base courants.
Priorités liées
L’expansion du secteur privé constitue l’ossature économique de Vision 2030. Elle permet directement l’objectif de contribution des PME au PIB, soutient l’objectif d’emploi des Saoudiens dans le secteur privé et tire la croissance du PIB non pétrolier. Le programme de privatisation, supervisé par le National Centre for Privatisation, est l’un des principaux moteurs structurels. Ce KPI est également lié aux objectifs d’IDE, les investissements étrangers entrant principalement dans le secteur privé. Le développement des marchés financiers, notamment les réformes des marchés de capitaux facilitant la formation de capital privé, fournit les conditions habilitantes.
Perspectives
Atteindre 65 % d’ici 2030 nécessite une accélération sans précédent, soit environ 3,2 points de pourcentage par an, près de quatre fois le rythme observé depuis 2016. Cet objectif compte parmi les plus ambitieux du cadre Vision 2030 et pourrait nécessiter une révision ou une réinterprétation. Le pipeline de privatisation, s’il était exécuté intégralement, pourrait ajouter 5 à 8 points de pourcentage par transferts d’actifs. L’accélération des chantiers des gigaprojets et la maturation de nouvelles industries privées, notamment le tourisme, le divertissement et la technologie, fournissent une croissance organique.
Le scénario central de Vanderbilt Portfolio est une contribution du secteur privé de 50 à 55 % du PIB en 2030 : un résultat significatif, mais inférieur à l’objectif de 65 %. L’atteinte complète de la cible supposerait probablement soit une accélération majeure du programme de privatisation, y compris de nouvelles ventes potentielles d’actions Aramco, soit une baisse substantielle du PIB pétrolier qui augmenterait mécaniquement la part du secteur privé. La progression directionnelle est sans ambiguïté, et la croissance absolue du secteur privé a été impressionnante, même si la cible de part devait s’avérer aspirationnelle.