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Part du PIB non pétrolier: 55 % PIB réel 2025 |Chômage saoudien: 7,2 % T4 2025 |Actifs du PIF: 925 Md$ est. 2025 |IDE / PIB: 2,8 % dernière donnée 2025 |Participation féminine: 35,0 % dernière donnée 2025 |Note souveraine: Aa3 / A+ / A+ Moody's / Fitch / S&P |Croissance du PIB: 4,5 % réel 2025 |Pèlerins Omra: 18 M+ étrangers 2025 |Part du PIB non pétrolier: 55 % PIB réel 2025 |Chômage saoudien: 7,2 % T4 2025 |Actifs du PIF: 925 Md$ est. 2025 |IDE / PIB: 2,8 % dernière donnée 2025 |Participation féminine: 35,0 % dernière donnée 2025 |Note souveraine: Aa3 / A+ / A+ Moody's / Fitch / S&P |Croissance du PIB: 4,5 % réel 2025 |Pèlerins Omra: 18 M+ étrangers 2025 |

Programme de sécurité alimentaire — Tracker des progrès

Suivi du Programme de sécurité alimentaire de l’Arabie saoudite piloté par la NFSA, couvrant modernisation agricole, réserves et résilience des chaînes d’approvisionnement.

Tracker KPI du Programme de sécurité alimentaire | Vision 2030. Suivi du Programme de sécurité alimentaire de l’Arabie saoudite à travers les KPI d’autosuffisance, de réserves stratégiques, d’aquaculture, d’agriculture en environnement contrôlé, de réduction du gaspillage alimentaire et de résilience des chaînes d’approvisionnement.

Statut du programme : actif (priorité stratégique)

Couverture liée : diversification économique, durabilité environnementale, analyse géopolitique.

Indicateurs clés

IndicateurObjectifSituation actuelleStatut
Ratio d’autosuffisance alimentairePorter à 40-50 % (catégories sélectionnées)~30 % au total (est.)En progression
Réserves alimentaires stratégiques180 jours d’approvisionnement (produits de base clés)~90-120 jours (est.)En progression
Production aquacole600 000 tonnes d’ici 2030~120 000 tonnesEn retard
Agriculture en environnement contrôlé (CEA)2 500+ hectares~800 hectares opérationnelsEn progression
Réduction du gaspillage alimentaireRéduction de 50 % d’ici 2030~20 % de réduction réaliséeEn progression
Investissement en technologies agricoles10 Md SAR déployés4 Md SAR+ déployésEn progression

Jalons récents

  • La National Food Security Authority, créée par décret royal, a assumé l’autorité de coordination entre ministères, consolidant sous un mandat institutionnel unique des fonctions auparavant fragmentées de gestion agricole, d’importations et de réserves.
  • SALIC, Saudi Agricultural and Livestock Investment Company et bras d’investissement agricole du PIF, a élargi son portefeuille international par des acquisitions et partenariats dans de grandes régions céréalières, notamment en Australie, en Ukraine, au Brésil et au Canada.
  • Le programme Food and Agriculture de NEOM a avancé le développement de grandes installations d’agriculture en environnement contrôlé, intégrant culture verticale, systèmes d’eau dessalée et énergie renouvelable pour produire légumes-feuilles et cultures à forte valeur en conditions désertiques.
  • Les membres de la Saudi Aquaculture Society ont élargi les opérations de pisciculture en mer Rouge et dans le golfe Arabique, avec une hausse annuelle de la production de barramundi, de crevettes et de bar, alors que le secteur attire de nouveaux investissements privés.
  • L’expansion de la capacité des silos à grains a progressé dans le cadre du programme de modernisation de la Saudi Grains Organisation, augmentant le stockage stratégique de blé et d’orge dans les principaux points de distribution.
  • Le Ministry of Environment, Water, and Agriculture a lancé des programmes d’incubateurs de technologies agricoles, soutenant des startups saoudiennes développant irrigation de précision, surveillance des cultures par drones et réduction des pertes post-récolte.

Évaluation de la livraison

Le défi de sécurité alimentaire de l’Arabie saoudite est structurel et existentiel. Le Royaume importe environ 80 % de son alimentation, évolue dans l’un des environnements les plus pauvres en eau au monde et fait face à une trajectoire démographique qui augmentera la demande de 30 % ou plus d’ici 2040. Le Programme de sécurité alimentaire répond à ces vulnérabilités par une stratégie en plusieurs volets : réduire la dépendance aux importations dans des catégories prioritaires, diversifier les sources d’importation afin de limiter le risque de concentration des chaînes d’approvisionnement, constituer des réserves stratégiques contre les ruptures, investir dans une production domestique intensive en technologie et réduire le gaspillage alimentaire sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

L’architecture institutionnelle du programme s’est nettement améliorée avec la création de la NFSA, qui traite un problème ancien de coordination : les responsabilités de sécurité alimentaire étaient réparties entre le Ministry of Environment, Water, and Agriculture, SAGO, le Ministry of Commerce, SALIC et diverses sociétés du portefeuille du PIF. La NFSA offre désormais un point unique de supervision stratégique, même si l’exécution opérationnelle reste distribuée entre ces entités.

La production domestique constitue le défi technique le plus redoutable du programme. La crise d’épuisement des aquifères saoudiens, qui a vu le Royaume passer de l’autosuffisance en blé dans les années 1990 à une dépendance quasi totale aux importations dans les années 2010 après une extraction non durable des eaux souterraines, sert de précédent d’alerte. La stratégie actuelle évite délibérément l’agriculture de plein champ intensive en eau au profit de systèmes en environnement contrôlé pouvant atteindre des gains d’efficacité hydrique jusqu’à 95 % supérieurs à l’agriculture conventionnelle. Toutefois, les installations CEA sont capitalistiques à construire et intensives en énergie à opérer, et leur échelle actuelle reste insuffisante pour modifier matériellement le solde global des importations alimentaires du Royaume.

Le secteur aquacole présente un potentiel important compte tenu de l’étendue des littoraux saoudiens sur la mer Rouge et le golfe Arabique, mais les volumes de production restent très inférieurs à la cible. Les cadres réglementaires, les permis environnementaux, les protocoles de gestion sanitaire et les infrastructures de distribution de produits de mer frais exigent tous un développement continu. L’objectif de 600 000 tonnes d’ici 2030 apparaît ambitieux au regard de la trajectoire actuelle.

Perspectives

La sécurité alimentaire a gagné en urgence comme priorité stratégique après les perturbations mondiales des chaînes d’approvisionnement qui ont exposé les vulnérabilités des pays dépendants des importations. Le succès du programme dépendra d’une allocation de capital soutenue aux technologies agricoles, de l’expansion commerciale de la CEA et de l’aquaculture, de la poursuite de la diversification des sources internationales via le programme d’investissements étrangers de SALIC, et du développement d’un secteur domestique de transformation alimentaire et de logistique du froid encore sous-développé. L’intersection entre sécurité alimentaire, capacité de dessalement, déploiement des énergies renouvelables et infrastructures logistiques fait de ce programme l’un des plus transversaux et les plus déterminants du portefeuille Vision 2030.