Tableau de bord prioritaire : efficacité de l’État et réforme
Tableau de bord évaluant la réforme de l’État saoudien sous Vision 2030, avec un 6e rang mondial en e-gouvernement et plus de 900 réformes institutionnelles.
Tableau de bord efficacité de l’État : note globale A
Le tableau de bord de l’efficacité de l’État en Arabie saoudite est noté A, porté par la montée du Royaume au 6e rang de l’UN E-Government Development Index, plus de 900 réformes institutionnelles et une large adoption des services numériques. Pour l’analyse stratégique complète, voir la priorité efficacité de l’État. Couverture liée : gouvernement numérique, institutions, réglementation.
Tableau de bord KPI
| KPI | Référence | Objectif 2030 | Dernier chiffre | Statut |
|---|---|---|---|---|
| UN E-Government Development Index | 36e | Top 5 | 6e | Sur la bonne voie |
| Réformes publiques mises en œuvre | 0 | 1 000 | 900+ | Sur la bonne voie |
| Satisfaction à l’égard des services publics | 55 % | 90 % | 83 % | Sur la bonne voie |
| Indice de qualité réglementaire (WGI) | 48e | 25e | 31e | Sur la bonne voie |
| Économies d’efficacité publique (Md SAR) | 0 | 100 | 78 | Sur la bonne voie |
| Transactions numériques publiques (% du total) | 20 % | 90 % | 81 % | Sur la bonne voie |
Évaluation des progrès
L’efficacité de l’État et la réforme institutionnelle figurent parmi les domaines prioritaires les mieux notés de Vision 2030, avec une note A pour ce qui équivaut à une modernisation complète de l’appareil d’État saoudien. L’amélioration du classement UN E-Government Development Index, de la 36e à la 6e place mondiale, est l’une des progressions les plus spectaculaires sur un indicateur unique de tout le programme, reflétant un engagement institutionnel profond envers la transformation numérique, la réforme de la prestation de services et la modernisation administrative.
Plus de 900 réformes institutionnelles ont été mises en œuvre dans l’appareil public, couvrant restructuration organisationnelle, modernisation réglementaire, numérisation des processus et gestion de la performance. De nouvelles institutions ont été créées, notamment la Saudi Data and AI Authority, la National Cybersecurity Authority, la Tourism Authority et l’Entertainment Authority, tandis que des ministères existants ont été restructurés et dotés de mandats plus clairs. Le Council of Economic and Development Affairs a fourni la coordination stratégique, tandis que les Vision Realisation Offices intégrés aux ministères clés assurent l’alignement du programme.
La satisfaction à l’égard des services publics est passée de 55 % à 83 %, portée par la numérisation des services aux citoyens via les plateformes Absher, Tawakkalna et Etimad. Les transactions numériques publiques représentent désormais 81 % de la prestation totale de services publics, contre 20 % à la référence, une transformation accélérée par la réponse à la pandémie mais soutenue par une véritable préférence des usagers pour les canaux numériques. Les économies d’efficacité publique atteignent 78 milliards de SAR grâce à la réforme des achats, aux services partagés et à l’automatisation des processus.
Réalisations clés
- Rang UN E-Government Development Index amélioré de la 36e à la 6e place mondiale
- Plus de 900 réformes institutionnelles mises en œuvre dans l’appareil public
- Satisfaction à l’égard des services publics passée de 55 % à 83 %
- Transactions numériques publiques passées de 20 % à 81 % de la prestation totale
- 78 Md SAR d’économies d’efficacité publique générées par la réforme
- Plateforme Absher servant des millions de citoyens pour les services d’identité et d’immigration
- Application Tawakkalna déployée pour la santé, l’identité et l’accès aux services publics
- Plateforme d’achats Etimad numérisant les achats publics
- Vision Realisation Offices établis dans les ministères clés pour coordonner le programme
- Nouvelles autorités de régulation créées pour la concurrence, le divertissement, le tourisme et les données
- Développement de la main-d’œuvre publique via l’expansion de l’Institute of Public Administration
- Initiative d’open data renforçant la transparence et la redevabilité publiques
- Approches de sandbox réglementaire adoptées dans la fintech, la health tech et la mobilité
Risques et défis
- Passer de la 6e place au top 5 en e-gouvernement exige des gains marginaux face aux nations numériques de tête
- Écart de satisfaction des services publics de 83 % à 90 % nécessitant d’atteindre les segments les plus difficiles à servir
- Soutenabilité de la réforme institutionnelle dépendante de l’engagement politique et du leadership continus
- Complexité de coordination dans un nombre accru d’autorités de régulation et d’organes de supervision
- Rétention des talents publics face à la rémunération compétitive du secteur privé
- Amélioration de la qualité réglementaire de la 31e à la 25e place exigeant une réforme institutionnelle plus profonde
- Fatigue de conduite du changement après une décennie de restructuration continue de l’État
- Maturité de la gouvernance des données encore inégale entre administrations
- Risques de cybersécurité croissants avec l’expansion du gouvernement numérique
- Équilibre entre vitesse de réforme, consultation des parties prenantes et gouvernance participative
Perspectives
L’efficacité de l’État est bien placée pour maintenir sa note A jusqu’en 2030. La transformation institutionnelle accomplie depuis 2016 est sans doute l’un des succès les moins reconnus de Vision 2030, ayant créé un appareil d’État matériellement plus capable, numériquement outillé et orienté vers la performance que celui qui l’a précédé. Les réformes sont structurelles et intégrées dans l’ADN institutionnel plutôt que dépendantes d’une seule continuité de leadership.
Le défi restant consiste à passer de la réforme rapide à une qualité institutionnelle durable. Le saut de la 36e à la 6e place dans les classements d’e-gouvernement a été obtenu par des bonds spectaculaires ; passer de la 6e place au top 5 exige de rivaliser avec le Danemark, l’Estonie, la Corée du Sud et Singapour sur des améliorations marginales. C’est un défi de qualité plutôt qu’un défi de transformation, et la capacité institutionnelle saoudienne est bien adaptée à ce type d’objectif. Une note supérieure à A exigerait l’atteinte d’un top 5 en e-gouvernement et une satisfaction des services publics au-delà de 87 %.