Participation des femmes au marché du travail — suivi des progrès
La participation des femmes saoudiennes au marché du travail a atteint 35,0 % en 2025, au-dessus de l'objectif initial de 30 % et sous la cible révisée de 40 %.
Suivi du KPI de participation des femmes au marché du travail
Statut : objectif initial dépassé ; cible révisée encore à atteindre. Ce suivi du KPI de participation féminine au marché du travail mesure les progrès de l’Arabie saoudite par rapport à Vision 2030. Le taux a atteint 35,0 % en 2025, au-dessus de l’objectif initial de 30 % et plus de deux fois supérieur à la base d’environ 17 % au lancement. La cible finale actuelle est de 40 %.
Indicateurs clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Base (2016) | 17,0 % |
| Taux (2019) | 25,9 % |
| Taux (2020) | 23,2 % (creux COVID) |
| Taux (2022) | 33,6 % |
| Dernier niveau (2025) | 35,0 % |
| Objectif initial 2030 | 30,0 % |
| Objectif révisé 2030 | 40,0 % |
| Écart avec l’objectif révisé | 5,0 points de pourcentage |
| Croissance de l’emploi féminin | +112 % depuis 2016 |
| Femmes dans les postes seniors | 30 %+ (gouvernement) |
Analyse de tendance
L’expansion de la participation féminine au marché du travail, d’environ 17 % à 35,0 %, représente sans doute le résultat social le plus transformateur de Vision 2030. En termes absolus, près de 1,3 million de femmes saoudiennes supplémentaires sont entrées dans la population active depuis 2016, un changement qui a profondément modifié le paysage économique et social du Royaume. Le gain dépasse ce que beaucoup de pays comparables ont réalisé sur plusieurs décennies.
Les moteurs de cette transformation sont à la fois réglementaires et culturels. Sur le plan réglementaire, la levée de l’exigence de tuteur masculin pour que les femmes travaillent, la légalisation de la conduite féminine en 2018 et l’élargissement des secteurs ouverts à l’emploi féminin ont créé des opportunités auparavant inaccessibles juridiquement ou pratiquement. La modification des lois du travail pour imposer un salaire égal à travail égal, renforcer les dispositions relatives au congé maternité et interdire la discrimination au travail a fourni un soutien structurel supplémentaire. Sur le plan culturel, la normalisation de la participation publique des femmes à travers les événements de divertissement, le sport et les activités sociales a créé un environnement plus réceptif à leur contribution économique.
La répartition sectorielle de l’emploi féminin s’est nettement diversifiée. Si l’éducation et la santé employaient traditionnellement la majorité des Saoudiennes actives, la croissance depuis 2016 s’est concentrée dans le commerce de détail, l’hôtellerie, les services financiers, la technologie et l’administration. L’ouverture du commerce de détail aux femmes a transformé des quartiers commerçants entiers, les magasins dotés d’équipes féminines devenant courants. Les secteurs du divertissement et du tourisme, qui n’existaient pas sous leur forme actuelle en 2016, sont devenus des employeurs importants de femmes. Les dispositifs de travail à distance, accélérés par la pandémie, ont apporté une flexibilité supplémentaire qui soutient la participation féminine, notamment pour les femmes vivant dans des environnements familiaux plus conservateurs ou dans des régions où les options de transport sont limitées.
Méthodologie
La participation des femmes au marché du travail est mesurée par la General Authority for Statistics dans le cadre de l’enquête trimestrielle sur la population active. L’indicateur représente le pourcentage de femmes saoudiennes âgées de 15 ans et plus présentes dans la population active, qu’elles soient employées ou en recherche active d’emploi. Il suit la définition et la méthodologie standard de l’OIT. L’enquête couvre environ 65 000 ménages dans les 13 régions. Les taux de participation sont calculés séparément des taux d’emploi, ce qui signifie que l’indicateur inclut à la fois les femmes employées et celles qui cherchent activement un travail. Des ajustements saisonniers sont appliqués pour tenir compte des calendriers académiques et des périodes de vacances. L’indicateur exclut les femmes en études à temps plein et celles qui se sont volontairement retirées de la population active.
Priorités liées
La participation féminine au marché du travail est un indicateur social de synthèse qui reflète les progrès de plusieurs dimensions de Vision 2030. Elle a directement contribué à la baisse du taux de chômage en élargissant l’offre de travail tandis que l’économie créait simultanément une demande suffisante. Elle soutient la croissance du PIB hors pétrole en augmentant la main-d’œuvre productive. L’indice mondial du bonheur bénéficie de l’autonomisation économique accrue des femmes et des libertés sociales élargies qui l’ont rendue possible. Les progrès de l’accession à la propriété sont soutenus par la montée des ménages à double revenu. Cette réalisation a été reconnue internationalement et a fortement renforcé la réputation de réforme sociale de l’Arabie saoudite.
Perspectives
Après le dépassement de l’objectif de 30 %, la question est le niveau supplémentaire que la participation peut atteindre. Les références internationales indiquent une marge importante : la moyenne OCDE de participation féminine avoisine 53 %, et des États comparables du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, approchent 50 %. Le profil démographique saoudien, avec une population féminine jeune et de plus en plus éduquée, soutient la poursuite de la croissance. Le vivier élargi de diplômées universitaires, la disponibilité croissante de services de garde d’enfants et la normalisation culturelle continue du travail féminin pointent toutes vers de nouveaux gains, comme le suit l’analyse de la main-d’œuvre féminine.
Vanderbilt Portfolio projette une participation féminine au marché du travail de 38 à 42 % d’ici 2030, avec une croissance qui devrait se poursuivre au-delà. Les principales contraintes sont la disponibilité de la garde d’enfants, les options de transport dans les villes secondaires et le rythme du changement culturel dans les régions plus conservatrices. La dynamique est toutefois puissante et auto-renforçante : plus les femmes travaillent, plus le phénomène devient culturellement normalisé, encourageant davantage de femmes à rejoindre la population active. Il s’agit d’une trajectoire clairement positive et de l’une des réalisations emblématiques de Vision 2030.