Croissance réelle du PIB — Tableau de suivi
Suivre le taux global de croissance réelle du PIB saoudien, reflet combiné des dynamiques du secteur pétrolier et de la diversification non pétrolière.
Croissance réelle du PIB saoudien : tableau de suivi KPI
Sur la bonne voie — Ce tableau de suivi KPI de la croissance réelle du PIB montre que l’Arabie saoudite a enregistré depuis 2016 une croissance réelle annuelle moyenne d’environ 3,0 %, avec une volatilité du chiffre global liée aux ajustements de production pétrolière et aux engagements OPEP+, tandis que l’activité non pétrolière fournit l’élan le plus régulier. Le dernier rapport annuel officiel Vision 2030 indique une croissance réelle du PIB de 4,5 % en 2025.
Indicateurs clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Croissance (2016) | 1,7 % |
| Croissance (2019) | 0,3 % |
| Croissance (2020) | -4,1 % (COVID) |
| Croissance (2021) | 3,9 % |
| Croissance (2022) | 8,7 % (rebond pétrolier) |
| Croissance (2023) | 0,5 % (réductions OPEP+) |
| Croissance (2024) | 2,7 % |
| Dernier chiffre (2025) | 4,5 % |
| Moyenne 2016-2025 | ~3,0 % |
| Croissance du PIB non pétrolier (2025) | 4,9 % |
Analyse de tendance
Le taux de croissance global du PIB saoudien raconte une histoire complexe, qui doit être décomposée entre composantes pétrolière et non pétrolière pour être correctement interprétée. La volatilité est frappante, signe du paradoxe de la dépendance au pétrole : -4,1 % pendant l’année de pandémie, puis +8,7 % lors du rebond des prix et de la production pétrolière en 2022, avant un recul à 0,5 % en 2023 lorsque les réductions de production OPEP+ ont comprimé la production du secteur pétrolier. La croissance s’est redressée à 2,7 % en 2024 et 4,5 % en 2025. Cette volatilité est largement attribuable au secteur pétrolier et masque la performance remarquablement régulière de l’économie non pétrolière.
L’économie non pétrolière a progressé en volume de 4 à 6 % chaque année depuis 2016, à la seule exception de l’année pandémique 2020. C’est là que se situe la véritable histoire de l’impact économique de Vision 2030. Lorsque l’économie globale a ralenti à 0,5 % en 2023 sous l’effet des réductions de production OPEP+, le PIB non pétrolier a encore progressé de 4,6 %, démontrant que l’économie diversifiée est désormais assez large pour compenser partiellement la faiblesse du secteur pétrolier. Une telle résilience structurelle aurait été difficilement envisageable il y a dix ans, lorsque les contractions du secteur pétrolier entraînaient l’ensemble de l’économie vers la récession.
La composition du PIB s’est progressivement déplacée. En 2016, le secteur pétrolier représentait environ 42 % du PIB aux prix courants. En 2024, sous l’effet de la modération des prix du pétrole et de l’expansion non pétrolière, la part pétrolière a fluctué, mais le volume de l’activité non pétrolière a augmenté de manière substantielle. La valeur ajoutée du secteur public est restée relativement stable en part du PIB, tandis que l’activité privée non pétrolière a constitué le moteur dynamique de la croissance. La construction, les services financiers et le commerce ont été les principaux contributeurs sectoriels, tandis que le tourisme, le divertissement et la technologie ont affiché les taux d’expansion les plus rapides à partir de bases plus réduites.
Méthodologie
La croissance réelle du PIB est calculée par la General Authority for Statistics à partir des comptes nationaux trimestriels et annuels selon l’approche par la production, c’est-à-dire la valeur ajoutée par branche, recoupée avec l’approche par la dépense, qui agrège consommation, investissement, dépenses publiques et exportations nettes. Le PIB est mesuré aux prix constants de 2010 afin d’éliminer les effets d’inflation et de fournir une mesure des variations de volume de la production économique. Les estimations trimestrielles du PIB sont publiées environ 75 jours après le trimestre de référence, avec des estimations rapides disponibles sous 45 jours. Les chiffres annuels font l’objet de plusieurs cycles de révision à mesure que les données sources sont finalisées, les estimations définitives étant publiées environ deux ans après l’année de référence.
Priorités liées
La croissance réelle du PIB est la mesure la plus large de la performance économique et se rattache à l’ensemble des objectifs économiques de Vision 2030. Toutefois, compte tenu de sa forte dépendance aux dynamiques du secteur pétrolier, elle doit être interprétée avec le taux de croissance du PIB non pétrolier, qui reflète plus précisément les progrès de la diversification. La croissance du PIB soutient la soutenabilité budgétaire en générant les revenus qui financent les investissements de Vision 2030. Elle se relie aux objectifs d’emploi par le lien entre croissance et création d’emplois, ainsi qu’à l’amélioration du niveau de vie par le canal du PIB par habitant.
Perspectives
Les perspectives de croissance du PIB saoudien pour le reste de la décennie dépendront de deux facteurs critiques : la politique de production de l’OPEP+ et la dynamique économique non pétrolière. Si l’OPEP+ défait progressivement ses réductions de production, permettant à Saudi Aramco d’augmenter sa production vers sa capacité de 12 millions de barils par jour, la croissance du PIB global pourrait accélérer vers 4 à 6 % par an. Si la production reste contrainte, la croissance globale devrait plutôt évoluer dans une fourchette de 2 à 4 %, portée par le secteur non pétrolier.
La projection de moyen terme du FMI pour l’Arabie saoudite se situe autour de 3 à 4 % de croissance annuelle du PIB, reflétant une hypothèse équilibrée de reprise de la production pétrolière et de maintien d’une forte performance non pétrolière. Vanderbilt Portfolio partage largement cette lecture et projette une croissance réelle moyenne du PIB de 3,0 à 4,5 % par an jusqu’en 2030. L’enseignement clé est que le moteur non pétrolier est désormais assez puissant pour soutenir une croissance globale positive même pendant les périodes de contraction du secteur pétrolier, un acquis structurel qui valide la stratégie de diversification de Vision 2030.