Aide financière à l'autonomisation — suivi des progrès
L'Arabie saoudite a dépassé ses jalons intermédiaires d'aide financière orientée vers l'autonomisation, à 33,7 % des dépenses sociales contre une cible de 38,3 %.
Suivi du KPI d’aide financière à l’autonomisation
Dépassé (jalon intermédiaire) — La part de l’aide financière orientée vers l’autonomisation, plutôt que vers des transferts sociaux directs, a atteint 33,7 % en 2024, dépassant les jalons intermédiaires sur la trajectoire vers l’objectif de 38,3 %. Cela représente une réorientation fondamentale du système saoudien de protection sociale, de l’assistance passive vers l’autonomisation active.
Indicateurs clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Base (2016) | 1,0 % orienté autonomisation |
| Part (2020) | 15,2 % |
| Part (2022) | 25,8 % |
| Dernier niveau (2024) | 33,7 % |
| Objectif 2030 | 38,3 % |
| Écart avec l’objectif 2030 | 4,6 points de pourcentage |
| Budget total d’aide sociale | SAR 42 Md+ |
| Bénéficiaires transférés | 500 000+ |
| Programmes clés | Hafiz, Tamheer, Doroob |
Analyse de tendance
La transformation du système saoudien de protection sociale, de 1 % orienté vers l’autonomisation à 33,7 %, représente peut-être la réforme welfare la plus radicale de l’histoire du Royaume. En 2016, l’écrasante majorité de l’aide financière sociale consistait en transferts monétaires sans condition, allocations, subventions et aides accordées sans exigences de développement de compétences, de recherche d’emploi ou d’amélioration de l’autonomie. L’objectif Vision 2030 de 38,3 % d’aide orientée vers l’autonomisation a signalé un changement de paradigme vers un système qui soutient les citoyens non seulement par le maintien du revenu, mais aussi par les outils et les parcours menant à l’indépendance économique.
Ce déplacement a été mis en oeuvre au moyen de plusieurs innovations programmatiques. Hafiz est passé d’une allocation chômage relativement passive à un programme actif du marché du travail, imposant aux bénéficiaires de mener des recherches d’emploi, de suivre des formations et d’accepter des offres convenables. Le non-respect entraîne une réduction ou une suspension des prestations, créant des incitations fortes à l’entrée dans l’emploi. Le programme Tamheer offre des placements de formation en entreprise aux diplômés universitaires, avec des allocations financées par le Human Resources Development Fund, comblant l’écart entre formation et emploi. La plateforme numérique Doroob propose des milliers de cours en ligne dans des compétences employables. Le programme Kafalah de garantie de prêts aux PME autonomise les entrepreneurs en facilitant la création d’entreprise plutôt que la dépendance au soutien public.
Le programme Citizen’s Account, introduit en 2017, a consolidé plusieurs flux de subventions dans un système unique de transferts monétaires soumis à condition de ressources. Même si le programme lui-même est un mécanisme de transfert, son ciblage garantit que les prestations parviennent aux ménages les plus vulnérables, libérant de l’espace budgétaire pour les dépenses orientées vers l’autonomisation. Le programme sert plus de 13 millions de bénéficiaires et a démontré la capacité du gouvernement à fournir une protection sociale ciblée à grande échelle. La combinaison de conditions de welfare plus strictes, d’opportunités de formation élargies et de meilleurs liens avec le marché du travail a créé un cercle vertueux : à mesure que davantage de citoyens passent de l’assistance à l’emploi, des ressources budgétaires sont libérées pour de nouveaux investissements d’autonomisation.
Méthodologie
La part d’autonomisation dans l’aide financière est calculée par le Ministry of Human Resources and Social Development. L’aide financière est classée en deux catégories : transferts sociaux directs, incluant paiements en espèces sans condition, subventions et aides, et aide orientée vers l’autonomisation, incluant subventions à la formation, incitations à l’emploi, soutien à l’entrepreneuriat, bourses éducatives liées à des résultats d’emploi et services de réhabilitation. La part d’autonomisation est calculée comme l’aide orientée vers l’autonomisation divisée par le total des dépenses publiques d’aide financière sociale. La méthodologie suit un cadre de classification élaboré en consultation avec la Banque mondiale et aligné sur la taxonomie des politiques actives du marché du travail de l’OCDE. Les données sont compilées à partir des budgets et rapports de dépenses de toutes les agences publiques impliquées dans la protection sociale.
Priorités liées
L’orientation de l’aide sociale vers l’autonomisation soutient directement plusieurs objectifs de Vision 2030 sur le marché du travail et dans le champ social. Elle facilite la baisse du taux de chômage en préparant activement les bénéficiaires de l’aide à l’emploi et en les incitant à y entrer. Elle soutient l’objectif des Saoudiens dans le secteur privé en orientant les citoyens vers les opportunités privées. Le taux d’accession à la propriété en bénéficie lorsque des citoyens autonomisés et employés deviennent éligibles au crédit hypothécaire. L’indice mondial du bonheur est soutenu à mesure que l’autosuffisance économique améliore plus durablement la satisfaction de vie que les transferts passifs. L’agenda de soutenabilité budgétaire en bénéficie également, l’emploi réduisant les dépenses sociales de long terme.
Perspectives
Combler l’écart restant de 4,6 points de pourcentage pour atteindre 38,3 % d’ici 2030 est pleinement compatible avec la trajectoire établie, nécessitant une amélioration annuelle d’environ 0,8 point, inférieure au rythme historique d’environ 4 points par an. Un ralentissement est attendu, car les conversions les plus faciles de l’assistance vers l’autonomisation ont déjà été réalisées, et les bénéficiaires restants des transferts directs incluent des populations confrontées à des obstacles plus complexes à l’emploi, personnes âgées, personnes handicapées et parents isolés assumant des responsabilités de garde.
Vanderbilt Portfolio projette une part d’autonomisation de 36 à 42 % d’ici 2030, l’objectif de 38,3 % étant très probablement atteignable. La portée de cette réforme dépasse la cible numérique : la réforme saoudienne de la protection sociale illustre un modèle de gouvernance que d’autres pays riches en ressources pourraient chercher à imiter. Le passage des transferts sans condition au soutien orienté vers l’autonomisation représente une modification fondamentale du contrat social entre l’État saoudien et ses citoyens, privilégiant la participation productive par rapport à la réception passive et préparant la population à l’autosuffisance économique de long terme.