Le coût de la vie en Arabie saoudite en 2026 varie fortement selon la ville, le choix de logement, les besoins scolaires et la prise en charge éventuelle des avantages expatriés par l’employeur. Pour les investisseurs, les cadres et les familles évaluant les opportunités de la Vision 2030, Riyad et Djeddah se situent dans le haut de la fourchette, tandis que la province orientale et les villes secondaires restent généralement moins coûteuses. L’absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques peut améliorer sensiblement le pouvoir d’achat net des résidents salariés.
Riyad
Capitale et principal centre d’affaires du Royaume, Riyad a connu depuis 2022 une hausse notable des coûts, portée par l’arrivée de sièges régionaux de multinationales et de professionnels expatriés. Un appartement de deux chambres dans un compound moderne des quartiers nord, comme Al Malqa, Al Nakheel ou Hittin, coûte entre 80 000 et 150 000 SAR par an. Les villas indépendantes dans les compounds premium se situent entre 180 000 et 350 000 SAR par an.
Les dépenses alimentaires mensuelles d’une famille de quatre personnes atteignent en moyenne 2 500 à 4 000 SAR, selon les habitudes de consommation et l’origine des produits. Les frais de scolarité internationale, poste déterminant pour les familles expatriées, vont de 30 000 à 120 000 SAR par enfant et par an, les écoles britanniques et américaines se plaçant dans le haut du marché.
Un repas au restaurant coûte entre 60 et 150 SAR par personne dans un établissement de milieu de gamme, et entre 250 et 600 SAR dans les adresses haut de gamme. L’offre de restauration et de divertissement de Riyad s’est fortement développée sous la Vision 2030, avec une hausse correspondante des prix.
Djeddah
Djeddah est généralement 10 à 15 % moins chère que Riyad pour un logement et des services comparables. Un appartement de deux chambres dans les quartiers d’Al Zahra ou d’Al Shati coûte entre 60 000 et 120 000 SAR par an. Sa communauté expatriée installée de longue date et son environnement côtier en font une ville attractive pour les familles.
La proximité de la mer Rouge ajoute des services et aménités de style de vie, mais les biens en front de mer se paient avec une prime. La zone d’Obhur et les nouveaux développements le long de la Corniche ont rapproché les prix du segment supérieur de ceux observés à Riyad.
Dammam et la province orientale
La province orientale, qui englobe Dammam, Khobar et Dhahran, offre des coûts de vie inférieurs à ceux de la capitale, en particulier pour le logement. Un appartement de deux chambres à Khobar coûte entre 40 000 et 80 000 SAR par an. La région accueille le siège de Saudi Aramco et dispose d’une infrastructure historiquement orientée vers les professionnels du pétrole et du gaz. Les compounds de la communauté Aramco proposent des logements et services subventionnés aux salariés, réduisant fortement le coût de la vie pour ceux qui travaillent dans le secteur énergétique.
Villes secondaires
Des villes comme Tabuk, Abha et Al Khobar affichent des coûts nettement plus bas. Le logement peut y être 40 à 60 % moins cher qu’à Riyad, même si les services, les écoles internationales et les options de divertissement y sont plus limités. Ces villes gagnent en attractivité à mesure que les investissements de la Vision 2030 améliorent les infrastructures et l’offre de qualité de vie dans les centres urbains secondaires.
Transport
L’Arabie saoudite reste très dépendante de l’automobile en dehors de la couverture limitée du métro de Riyad. Les carburants figurent parmi les moins chers au monde, avec une essence 91 octanes autour de 2,18 SAR par litre. Une berline de milieu de gamme coûte entre 75 000 et 120 000 SAR, tandis que les véhicules de luxe sont plus chers que dans certains marchés occidentaux en raison des droits à l’importation.
Le métro de Riyad, entré en service fin 2024, a introduit une alternative de transport public dans la capitale, avec des tarifs à partir de 4 à 8 SAR par trajet. Les services de VTC Uber et Careem coûtent environ 25 à 60 SAR pour des trajets urbains courants.
Santé
Les ressortissants saoudiens bénéficient de soins gratuits dans le système public. Les expatriés doivent disposer d’une assurance santé fournie par l’employeur au titre de la Cooperative Health Insurance Law. Les primes d’assurance vont de 2 000 à 10 000 SAR par an et par personne, selon le niveau de couverture et l’âge. Les consultations dans les hôpitaux privés coûtent entre 200 et 500 SAR, et les consultations de spécialistes entre 300 et 800 SAR.
Services publics et communications
L’électricité est subventionnée, avec des tarifs résidentiels d’environ 0,18 à 0,30 SAR par kWh selon les tranches de consommation. L’eau est également subventionnée. Les factures mensuelles de services publics pour un appartement standard se situent entre 300 et 800 SAR. Les forfaits mobiles avec données illimitées commencent autour de 150 SAR par mois, tandis que l’internet fixe coûte entre 200 et 400 SAR par mois.
Évaluation d’ensemble
Un professionnel célibataire à Riyad peut vivre confortablement avec 12 000 à 18 000 SAR par mois. Une famille de quatre personnes a besoin de 25 000 à 45 000 SAR par mois pour un niveau de vie de classe moyenne confortable incluant école, logement et transport. Ces montants s’entendent avant l’effet de l’absence d’impôt sur le revenu, qui améliore significativement le niveau de vie effectif par rapport à des villes comparables d’Europe, d’Asie ou d’Amérique du Nord.
