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Part du PIB non pétrolier: 55 % PIB réel 2025 |Chômage saoudien: 7,2 % T4 2025 |Actifs du PIF: 925 Md$ est. 2025 |IDE / PIB: 2,8 % dernière donnée 2025 |Participation féminine: 35,0 % dernière donnée 2025 |Note souveraine: Aa3 / A+ / A+ Moody's / Fitch / S&P |Croissance du PIB: 4,5 % réel 2025 |Pèlerins Omra: 18 M+ étrangers 2025 |Part du PIB non pétrolier: 55 % PIB réel 2025 |Chômage saoudien: 7,2 % T4 2025 |Actifs du PIF: 925 Md$ est. 2025 |IDE / PIB: 2,8 % dernière donnée 2025 |Participation féminine: 35,0 % dernière donnée 2025 |Note souveraine: Aa3 / A+ / A+ Moody's / Fitch / S&P |Croissance du PIB: 4,5 % réel 2025 |Pèlerins Omra: 18 M+ étrangers 2025 |
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Emissions de carbone en Arabie saoudite

Analyse du profil d'émissions de dioxyde de carbone de l'Arabie saoudite, de la ventilation sectorielle, des tendances d'intensité, des engagements climatiques de la Saudi Green Initiative et de la trajectoire vers le net zéro en 2060.

Donovan Vanderbilt · · 4 min de lecture
Emissions de carbone en Arabie saoudite — Encyclopedia — Saudi Vision 2030

Emissions de carbone en Arabie saoudite 2025 : KPI, sources et stratégie

Cette note KPI suit les émissions de carbone en Arabie saoudite pour l’analyse 2025, en se concentrant sur le volume total de CO2, l’intensité par habitant, les sources sectorielles et la trajectoire politique vers le net zéro en 2060. Les émissions saoudiennes restent élevées au regard des standards du G20, car production d’électricité, industrie, transport et dessalement dépendent encore fortement des hydrocarbures, même si la Saudi Green Initiative et le déploiement des renouvelables visent à infléchir la trajectoire.

Ventilation sectorielle des émissions

Production d’électricité : le secteur électrique est la première source d’émissions de CO2, représentant environ 40 % du total. La forte dépendance au pétrole brut et au gaz naturel pour la production électrique, combinée à une demande saisonnière extrême liée à la climatisation, crée une empreinte d’émissions substantielle. La transition du mix électrique vers les énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique sont les principaux leviers de réduction.

Industrie : le secteur industriel, incluant raffinage, pétrochimie, ciment et sidérurgie, contribue à environ 25 % des émissions totales. La position de l’Arabie saoudite comme grand producteur pétrochimique et l’un des plus grands raffineurs mondiaux génère des émissions de procédés importantes, en plus du CO2 lié à l’énergie. Les technologies de captage, utilisation et stockage du carbone (CCUS) sont déployées sur des sites industriels pour atténuer ces émissions.

Transport : le transport représente environ 20 % des émissions, tiré par le transport routier dans un pays vaste où les transports publics restent limités. L’électrification du parc automobile, le développement des transports publics dans les grandes villes, dont le métro de Riyad, et les normes d’efficacité énergétique des véhicules sont les instruments ciblant la réduction des émissions du secteur.

Autres sources : le dessalement, intensif en énergie et majoritairement alimenté par les hydrocarbures, contribue de manière significative au profil d’émissions. Agriculture, gestion des déchets et émissions fugitives de la production pétrolière et gazière composent l’essentiel du solde.

Saudi Green Initiative

Lancée en 2021 par le prince héritier Mohammed ben Salmane, la Saudi Green Initiative (SGI) constitue le cadre environnemental et climatique global du royaume. Ses principaux engagements incluent la réduction des émissions carbone de 278 millions de tonnes par an d’ici 2030, la production de 50 % de l’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, la plantation de 10 milliards d’arbres dans le royaume et la région élargie, et la protection de 30 % des terres et zones marines saoudiennes.

La SGI est complétée par la Middle East Green Initiative (MGI), qui étend les engagements climatiques à des partenaires régionaux. L’Arabie saoudite a accueilli le sommet MGI en marge de discussions climatiques proches de la COP, positionnant le royaume comme acteur régional du climat.

Economie circulaire du carbone

L’Arabie saoudite a promu le cadre de Circular Carbon Economy (CCE) comme alternative à une approche exclusivement centrée sur la réduction des émissions par substitution des combustibles. Endossé pendant la présidence saoudienne du G20 en 2020, le cadre CCE repose sur quatre piliers : Reduce, Reuse, Recycle et Remove. Cette approche met l’accent sur le captage et stockage du carbone, le captage direct dans l’air, l’utilisation industrielle du carbone et la récupération assistée du pétrole à partir de CO2 capté.

Le royaume développe plusieurs projets CCUS, notamment à Jubail Industrial City et en intégration avec les processus de production d’hydrogène. Le développement du champ gazier de Jafurah inclut des plans de capacité CCUS significative. Les ambitions saoudiennes dans le CCUS positionnent le royaume parmi les leaders mondiaux du déploiement de technologies de gestion du carbone.

Tendances d’intensité des émissions

Même si les émissions absolues restent élevées, l’intensité des émissions par rapport au PIB s’est améliorée. La diversification économique vers des services moins intensifs en carbone, les gains d’efficacité énergétique dans les bâtiments et l’industrie, et le déploiement de capacités renouvelables contribuent à la baisse de l’intensité carbone. La contribution déterminée au niveau national du royaume au titre de l’accord de Paris reflète ces trajectoires d’amélioration.

Positionnement international

La stratégie climatique saoudienne équilibre engagements environnementaux et réalité économique d’un pays premier exportateur mondial de pétrole. Le royaume défend des solutions technologiques, incluant hydrogène, CCUS et énergies renouvelables, plutôt qu’une sortie immédiate des hydrocarbures. Cette position reflète à la fois des intérêts économiques et la conviction que l’innovation technologique peut découpler émissions et production d’énergie.

Perspectives

La trajectoire des émissions carbone saoudiennes dépendra du rythme de déploiement des renouvelables, du succès du CCUS à grande échelle, des améliorations d’efficacité énergétique et de l’évolution du secteur des transports. L’objectif net zéro 2060 fournit une ancre de long terme pour la planification de la réduction des émissions, tandis que les cibles 2030 créent des points intermédiaires de responsabilité. Pour les investisseurs, l’intersection entre réduction des émissions et diversification économique crée des opportunités dans l’énergie propre, les technologies d’efficacité et la gestion du carbone.