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Accueil Analyse et éditorial Zones économiques spéciales saoudiennes : incitations, localisations, secteurs et éligibilité des investisseurs
Niveau 2 strategic

Zones économiques spéciales saoudiennes : incitations, localisations, secteurs et éligibilité des investisseurs

Note investisseur sur les zones économiques spéciales saoudiennes : incitations, localisations, secteurs, éligibilité, règles et pertinence pour Vision 2030.

Donovan Vanderbilt · · 18 min de lecture
Zones économiques spéciales saoudiennes : incitations, localisations, secteurs et éligibilité des investisseurs — Analysis — Saudi Vision 2030

Les zones économiques spéciales saoudiennes sont des périmètres d’investissement dotés de règles et d’incitations distinctes de celles de l’économie continentale. Au 26 mai 2026, le réseau officiel compte cinq zones : KAEC, Ras Al-Khair, Jazan, Cloud Computing et Riyadh Integrated Special Logistics Zone [S1], [S2]. L’offre investissable est sectorielle : industrie manufacturière et logistique à KAEC, industries maritimes à Ras Al-Khair, transformation alimentaire et métaux à Jazan, services cloud via un modèle virtuel basé à Riyad, et logistique liée à l’aéroport dans la zone intégrée de Riyad [S3], [S9]. Les incitations peuvent inclure une fiscalité réduite sur les bénéfices, des exemptions de retenue à la source, la suspension des droits de douane, un traitement de TVA, un allègement des prélèvements sur les expatriés, une propriété étrangère à 100 % et des règles plus flexibles pour les talents étrangers ; l’éligibilité dépend toutefois de la licence, de l’adéquation de l’activité et des règles propres à chaque zone [S3], [S4], [S7].

Périmètre De Cette Note

Une zone économique spéciale n’est pas simplement un parc industriel. L’ECZA la définit comme une zone géographiquement délimitée qui facilite des activités économiques spécifiques au moyen d’avantages compétitifs et de cadres législatifs différents de ceux de l’économie de base, tout en restant dans le périmètre des engagements internationaux de l’Arabie saoudite [S5].

En termes simples, une zone économique spéciale saoudienne est une exception encadrée au sein de l’économie nationale du Royaume. Elle peut offrir aux investisseurs un ensemble distinct de règles relatives aux sociétés, à la fiscalité, aux douanes, à l’emploi et à l’administration lorsque leurs activités correspondent à la vocation de la zone.

Les recherches utilisent parfois l’expression “zone spéciale économique”. Dans cette note, elle est traitée comme une variante de recherche de “zone économique spéciale”, non comme une catégorie juridique saoudienne distincte.

Pourquoi Cela Compte

L’Arabie saoudite utilise les ZES comme instrument de politique industrielle. Ces zones doivent attirer des investissements directs étrangers, localiser les chaînes d’approvisionnement, accroître la compétitivité à l’export, créer des emplois, renforcer la capacité logistique et soutenir la diversification de Vision 2030 [S2], [S6].

Le changement de 2026 est substantiel. Le Conseil des ministres saoudien a approuvé, par la résolution n° 468 publiée le 16 janvier 2026, les cadres réglementaires de Jazan, Cloud Computing, KAEC et Ras Al-Khair ; l’ECZA a indiqué que ces cadres entreraient en vigueur au début d’avril 2026 [S6], [S8]. Riyadh Integrated Special Logistics Zone est distincte et plus ancienne, avec son propre régime de zone logistique lié à la GACA et ses règles fiscales spécifiques [S9], [S10].

Ce Que L’investisseur Doit Retenir

La question centrale pour l’investisseur n’est pas : “Quelle zone saoudienne affiche le taux fiscal nominal le plus bas ?” Elle est de savoir si l’activité proposée est admissible dans la bonne zone, si le modèle d’affaires exige un site industriel physique ou un modèle cloud virtuel, si les biens sont exportés ou vendus dans l’économie saoudienne continentale, et si la société peut satisfaire les exigences de licence, de substance, de douane, de fiscalité, de saoudisation et d’autorisations sectorielles.

Cette note est un brief d’intelligence économique, non un conseil juridique, fiscal, migratoire ou d’investissement. Les investisseurs doivent vérifier les conditions applicables auprès de l’ECZA, de l’entité de zone concernée, de la ZATCA, de la GACA pour Riyadh Integrated, de la MISA et de conseils saoudiens qualifiés avant de s’appuyer sur une incitation.

Contexte Et Historique

Historique

L’Arabie saoudite a déjà eu recours à des villes économiques et à des zones logistiques avant la poussée actuelle des ZES. L’ECZA indique être le régulateur de tutelle des villes économiques et des zones économiques spéciales saoudiennes, et précise que les villes économiques sous sa supervision avaient attiré plus de 51,2 milliards de SAR d’investissements du secteur privé, créé plus de 11 000 emplois et accueilli plus de 9 000 résidents [S1].

Le programme actuel de ZES est devenu plus visible en avril 2023, lorsque l’ECZA a annoncé quatre nouvelles zones : King Abdullah Economic City SEZ, Jazan SEZ, Ras Al-Khair SEZ et Cloud Computing SEZ à la KACST [S2]. En mai 2023, l’ECZA a indiqué que ces quatre nouvelles zones avaient attiré 12,6 milliards d’USD d’investissements initiaux annoncés, avec 31 milliards d’USD supplémentaires d’investissements en cours [S4].

Vision 2030 décrit désormais cinq zones économiques spéciales saoudiennes. La cinquième est Riyadh Integrated Special Logistics Zone, une zone logistique liée à l’aéroport international King Khalid [S11].

Institutions impliquées

L’ECZA est le régulateur central des villes économiques et des zones spéciales ; elle fournit un centre de services administratifs intégré pour appuyer les entités de zone concernées [S1], [S5]. La FAQ de l’ECZA distingue le rôle stratégique et incitatif de l’autorité du rôle des entités concernées, chargées de développer, exploiter et suivre la performance quotidienne des zones [S5].

Pour Riyadh Integrated Special Logistics Zone, le cadre statutaire désigne la GACA comme autorité compétente de la zone liée à l’aéroport. Les activités visées comprennent la logistique, l’importation, l’exportation, la réexportation, le stockage, l’assemblage, la réparation, les services après-vente et les services à valeur ajoutée connexes [S10].

Le ministère de l’Investissement compte parce qu’il préside le conseil de l’ECZA et promeut l’agenda d’investissement au sens large. La ZATCA compte pour l’impôt, la TVA, les douanes et l’administration des incitations. Le ministère des Ressources humaines et du Développement social compte pour les visas de travail, la saoudisation et les règles de main-d’œuvre.

Lien avec Vision 2030

La logique de Vision 2030 est celle d’une diversification ciblée. Les ZES sont conçues pour attirer du capital et du savoir-faire dans des secteurs où l’Arabie saoudite veut renforcer ses capacités domestiques : logistique, industrie manufacturière avancée, chaînes d’approvisionnement automobiles, pharmacie, MedTech, industries maritimes, transformation alimentaire, conversion des métaux, cloud computing et distribution liée aux aéroports [S2], [S3], [S11].

Ces zones ne sont donc utiles aux investisseurs que lorsque la localisation, le secteur, la chaîne d’approvisionnement et le cadre réglementaire correspondent au modèle d’exploitation. Une entreprise qui vise la distribution régionale peut correspondre à Riyadh Integrated ou à KAEC. Un fournisseur de chantiers navals devrait examiner d’abord Ras Al-Khair. Un fournisseur de services cloud doit comprendre le modèle virtuel de la ZES Cloud Computing et son exigence de siège.

Etat Actuel

Faits confirmés

ZoneModèle de localisationSecteurs principauxLecture du statut actuel
KAEC SEZZone physique dans la province de Makkah, à 90 minutes de l’aéroport de Jeddah, 60 km2Chaîne d’approvisionnement et assemblage automobiles, biens de consommation, fabrication légère TIC, pharmacie, MedTech, logistiqueLancée en 2023 ; couverte par les cadres réglementaires de 2026 [S2], [S3], [S8].
Ras Al-Khair SEZZone physique dans la province orientale, à 100 km de Jubail, 20 km2Construction navale et MRO, plateformes de forage et MROLancée en 2023 ; couverte par les cadres réglementaires de 2026 [S2], [S3], [S8].
Jazan SEZZone physique dans la province de Jazan, 24,6 km2Transformation alimentaire, conversion des métaux, logistiqueLancée en 2023 ; couverte par les cadres réglementaires de 2026 [S2], [S3], [S8].
Cloud Computing SEZZES virtuelle connectée à la KACST à RiyadCloud computingPermet aux sociétés licenciées de fournir des services cloud depuis la zone et de construire et exploiter des centres de données dans l’ensemble du Royaume, selon la page de zone de l’ECZA [S3].
Riyadh Integrated Special Logistics ZoneZone logistique liée à l’aéroport, près de l’aéroport international King KhalidFabrication légère, logistique, commerce, TIC, pharmacie, aéronautique et usages de distribution connexesRégime SILZ séparé, avec allégement fiscal de 50 ans et propriété étrangère à 100 % mis en avant par l’opérateur de la zone [S9], [S10].

La FAQ de l’ECZA confirme que les investisseurs étrangers peuvent établir des projets dans les zones économiques spéciales, mais la liste, la valeur et la durée effectives des incitations sont propres à chaque zone et approuvées au cas par cas [S5].

Changements récents

Le changement récent le plus important est l’approbation réglementaire de janvier 2026. Umm Al-Qura a publié la résolution n° 468 du Conseil des ministres approuvant les cadres réglementaires des zones économiques spéciales de Jazan, Cloud Computing, KAEC et Ras Al-Khair [S8]. La même résolution a exempté les sociétés licenciées pour exercer des activités dans ces zones de certaines dispositions de la loi saoudienne sur les sociétés, de la loi sur le registre du commerce et de la loi sur les noms commerciaux, l’ECZA et le ministère du Commerce devant publier les règles relatives aux sociétés de zone [S8].

L’annonce de l’ECZA de janvier 2026 indiquait que les cadres entreraient en vigueur au début d’avril 2026 et incluraient des exemptions et incitations fiscales et douanières ciblées, des opérations simplifiées, une propriété flexible, des cadres de saoudisation adaptés à l’activité de la zone, des noms commerciaux multilingues et des exemptions de certaines dispositions de la loi sur les sociétés [S6].

Les conseillers fiscaux qui ont résumé ces cadres indiquent qu’ils sont entrés en vigueur le 16 avril 2026, soit 90 jours après leur publication dans Umm Al-Qura [S7]. L’écart entre “début avril” et “16 avril” doit être suivi dans les dossiers d’implémentation plutôt qu’être lissé.

Incitations

Le langage commun des sources officielles et de conseil couvre les incitations suivantes :

Domaine d’incitationCe qui est décrit publiquementRisque de preuve
Impôt sur les bénéfices des sociétésLes documents publics de 2023 décrivaient un impôt sur les bénéfices de 5 % pendant jusqu’à 20 ans pour les quatre nouvelles zones, tandis que les synthèses de 2026 indiquent que les entités licenciées relèvent de la loi fiscale avec les incitations et exemptions applicables [S7].L’avantage de haut niveau est cohérent ; l’application dépend de la licence, de l’activité et des règles en vigueur.
Retenue à la sourceLes documents publics décrivent des exemptions de retenue à la source, dont 0 % de retenue sur le rapatriement des bénéfices d’une ZES vers l’étranger [S3], [S7].Vérification nécessaire au niveau de chaque transaction.
DouanesL’ECZA décrit un report des droits de douane sur les biens entrant dans les ZES ; les synthèses de 2026 décrivent une suspension des droits sur les biens admissibles sous statuts de suspension approuvés [S3], [S7].Le traitement peut changer lorsque les biens entrent dans l’économie saoudienne continentale.
TVAL’ECZA décrit des exemptions de TVA selon le secteur ou l’activité ; KPMG résume une TVA à 0 % pour les biens admissibles échangés dans la même ZES, entre ZES ou importés de l’économie continentale vers une ZES, sous conditions [S3], [S7].L’analyse de TVA est spécifique à l’activité.
Propriété étrangèreLes documents de lancement de l’ECZA et du forum d’investissement citaient une propriété étrangère à 100 % [S2], [S4].La propriété peut encore dépendre du type d’entité, de l’activité et de la licence.
Talents et travailL’ECZA décrit un allègement des prélèvements sur les expatriés pour les salariés et leurs familles ainsi que des règles flexibles pour les talents étrangers ; la FAQ de l’ECZA précise que le traitement du travail et de la saoudisation diffère selon les zones [S3], [S5].Les règles de main-d’œuvre exigent une confirmation actuelle et propre à chaque zone.
Riyadh IntegratedLes règles fiscales de la GACA prévoient un impôt sur le revenu de 0 % pour les revenus admissibles pendant la période d’allégement fiscal, celle-ci se terminant au plus tôt après 50 ans ou en cas de perte du statut de zone [S10].S’applique seulement aux revenus admissibles tirés des activités prescrites par les règles SILZ.

Questions ouvertes

Le dossier public laisse encore des questions pratiques aux investisseurs :

  • Quels textes d’application, lignes directrices de licence et règles de gouvernance des sociétés l’ECZA et le ministère du Commerce publieront après la résolution n° 468.
  • Comment la ZATCA appliquera les conditions d’incitation dans les cas contestés mêlant activités dans l’économie continentale et dans une ZES.
  • Avec quel degré de rigueur seront appliquées les règles de substance économique, de prix de transfert, de paiements entre parties liées et de lutte contre l’évitement.
  • Comment les cadres de saoudisation différeront selon la zone, l’activité, le niveau de séniorité et la phase opérationnelle.
  • Si les investissements initiaux annoncés se traduiront par des usines en fonctionnement, du débit logistique, des emplois et des exportations.

Importance Stratégique

Politique industrielle

Les ZES saoudiennes sont conçues pour concentrer les investisseurs dans des clusters choisis plutôt que pour diffuser des incitations à tous les secteurs. KAEC est la plateforme industrielle et logistique la plus large. Ras Al-Khair relève d’une chaîne de valeur maritime et offshore. Jazan est une plateforme de transformation et de logistique sur la mer Rouge. Cloud Computing est un cadre réglementaire d’infrastructure numérique. Riyadh Integrated est une plateforme de logistique et de fabrication légère liée à l’aéroport [S2], [S3], [S9].

Cela compte parce que Vision 2030 ne dépend plus seulement d’annonces de projets. Elle dépend de la capacité de l’Arabie saoudite à créer des écosystèmes opérationnels avec fournisseurs, services publics, main-d’œuvre, procédures douanières, ports, aéroports, centres de données et voies crédibles de règlement des différends.

Gouvernance

Le modèle des ZES est une expérimentation de gouvernance. La FAQ de l’ECZA indique que l’autorité développe la stratégie globale, étudie les incitations et les frais, et suit des indicateurs de performance stratégique comme la création d’emplois, les IDE et les exportations, tandis que l’entité concernée développe, exploite et gère la performance quotidienne de la zone [S5].

La résolution n° 468 approfondit cette expérimentation en créant un traitement réglementaire distinct pour les sociétés licenciées dans les quatre zones couvertes [S8]. Cela peut faciliter l’investissement si l’implémentation est claire. Cela peut aussi créer un risque d’interprétation si les investisseurs supposent qu’une incitation nominale s’applique avant que les conditions de licence et d’activité soient remplies.

Technologie et logistique

La ZES Cloud Computing est le modèle le plus distinctif parce qu’il ne s’agit pas d’une zone industrielle clôturée classique. L’ECZA la décrit comme rattachée à la KACST à Riyad et indique que les sociétés licenciées peuvent fournir des services cloud depuis la zone tout en construisant et exploitant des centres de données dans toute l’Arabie saoudite [S3]. Ce modèle s’inscrit dans la poussée saoudienne plus large vers les centres de données, l’infrastructure d’IA, les services cloud et la souveraineté numérique.

Riyadh Integrated en est le pendant logistique. Son opérateur indique que la zone se situe à 8 km de l’aéroport international King Khalid et offre des services de guichet unique, des services à valeur ajoutée, un allégement fiscal de 50 ans, une propriété étrangère à 100 % et une spécialisation dans la fabrication légère, la logistique et le commerce [S9]. Le statut et les règles fiscales de la GACA confirment une architecture juridique et fiscale séparée pour les activités prescrites de la zone logistique [S10].

Eligibilité Des Investisseurs Et Logique D’implantation

Qui peut déposer une demande

La FAQ publique de l’ECZA donne la réponse générale : les investisseurs étrangers peuvent établir des projets dans les zones économiques spéciales [S5]. Cela ne signifie pas que chaque investisseur étranger est automatiquement admissible à chaque incitation. L’éligibilité dépend de la zone concernée, de l’activité admissible, de la licence, de la structure de l’entité, du bail ou de l’empreinte opérationnelle, ainsi que de toute autorisation sectorielle.

Les quatre zones pilotées par l’ECZA sont construites autour de l’adéquation des activités. Une société de cloud ne devrait pas évaluer Jazan simplement parce que le taux fiscal lui paraît attractif. Un fabricant agroalimentaire ne devrait pas traiter la ZES Cloud Computing comme une zone franche technologique générique. Un fournisseur maritime MRO peut correspondre à Ras Al-Khair, mais doit encore vérifier le foncier, les services publics, le traitement douanier, les règles de main-d’œuvre et les licences.

Tests pratiques pour l’investisseur

TestPourquoi cela compte
Adéquation de l’activitéLes incitations sont liées aux activités admissibles, non à une immatriculation générique de société.
Adéquation de la zoneChaque zone a un secteur, une infrastructure et un modèle d’exploitation différents.
Flux de biensLe traitement douanier et de TVA peut différer pour les flux intra-zone, inter-zones, d’importation, d’exportation et vers l’économie saoudienne continentale.
SubstanceUne licence sans opérations réelles peut ne pas soutenir les avantages fiscaux, douaniers ou réglementaires.
Structure de l’entitéLa résolution n° 468 et les règles de société à venir affectent la forme juridique, la gouvernance, les noms et l’enregistrement.
Modèle de main-d’œuvreLa saoudisation, les visas, le traitement des prélèvements sur les expatriés et la flexibilité des talents étrangers varient selon la zone et l’activité.
Sortie et rapatriementRetenue à la source, rapatriement du capital, redevances, services techniques et paiements entre parties liées exigent une revue transactionnelle.

Ce Qu’il Ne Faut Pas Supposer

Il ne faut pas supposer que toutes les ZES saoudiennes partagent le même corpus de règles. Riyadh Integrated dispose de son propre statut de zone logistique et de règles fiscales liées à la GACA [S10]. La ZES Cloud Computing est virtuelle d’une manière que les zones industrielles physiques ne sont pas [S3]. La FAQ de l’ECZA précise aussi que les incitations sont liées aux exigences de chaque ZES et déclinées aux investisseurs au sein de cette zone [S5].

Il ne faut pas supposer qu’un taux fiscal réduit constitue le principal avantage. Pour de nombreux investisseurs industriels, la suspension douanière, le foncier, les services publics, la flexibilité des talents étrangers, l’accès aux ports ou aux aéroports et une coordination publique plus rapide peuvent compter avant même l’existence de bénéfices imposables.

FAQ

Qu’est-ce qu’une zone économique spéciale ?

Une zone économique spéciale est une zone définie, ou un environnement d’exploitation défini, dans lequel certaines activités bénéficient de règles et d’incitations différentes de celles de l’économie de base. L’ECZA décrit une ZES saoudienne comme une zone géographiquement délimitée pour des activités économiques spécifiques, dotée d’avantages compétitifs et de cadres législatifs différents de ceux de l’économie continentale [S5].

Qu’est-ce qu’une zone spéciale économique ?

“Zone spéciale économique” est une variante de recherche courante pour “zone économique spéciale”. Dans le contexte saoudien, la formulation anglaise officielle utilisée par l’ECZA et Vision 2030 est “Special Economic Zone” ou “SEZ” [S1], [S11].

Combien existe-t-il de zones économiques spéciales saoudiennes ?

Vision 2030 décrit cinq zones économiques spéciales saoudiennes : KAEC, Ras Al-Khair, Jazan, Cloud Computing et Riyadh Integrated Special Logistics Zone [S11]. Quatre zones pilotées par l’ECZA ont été lancées en avril 2023 et ont reçu des cadres réglementaires en janvier 2026 ; Riyadh Integrated opère sous un régime séparé de zone logistique [S2], [S8], [S10].

Quelles incitations les zones économiques spéciales saoudiennes offrent-elles ?

Les documents publics décrivent une combinaison d’impôt réduit sur les bénéfices des sociétés, d’exemptions de retenue à la source, de suspension ou d’allègement des droits de douane, de traitement de TVA pour les activités admissibles, d’allègement des prélèvements sur les expatriés, de flexibilité de propriété étrangère et de règles favorables pour les talents étrangers [S3], [S4], [S7]. La réponse exacte dépend de la zone, de la licence, de l’activité et des règles d’application en vigueur.

Les investisseurs étrangers peuvent-ils créer des sociétés dans les ZES saoudiennes ?

Oui. L’ECZA indique que les investisseurs étrangers peuvent établir des projets dans les zones économiques spéciales [S5]. La réponse pratique dépend néanmoins des licences, de l’activité admissible, des autorisations sectorielles, de la forme d’entité, des arrangements fonciers ou de centres de données, de la substance et du respect des règles propres à la zone.

Quelle ZES saoudienne est la plus adaptée à la logistique ?

Il n’existe pas de réponse unique. KAEC cible la logistique comme composante d’une plateforme de fabrication et de commerce sur la mer Rouge, Jazan inclut une logistique liée à la transformation alimentaire et aux métaux, et Riyadh Integrated est une zone logistique et de fabrication légère liée à l’aéroport international King Khalid [S3], [S9].

Quelle ZES saoudienne est la plus adaptée au cloud computing ou aux centres de données ?

La ZES Cloud Computing est la zone dédiée au cloud computing. L’ECZA indique qu’il s’agit d’une ZES virtuelle connectée à la KACST à Riyad, qui permet aux sociétés licenciées de fournir des services cloud depuis la zone tout en construisant et exploitant des centres de données dans l’ensemble du Royaume [S3].

Les incitations des ZES saoudiennes sont-elles garanties ?

L’existence des incitations de zone est documentée publiquement, mais leur application est conditionnelle. L’ECZA indique que la liste, la valeur et la durée des incitations sont propres à chaque zone et déclinées aux investisseurs au sein de cette zone [S5]. Les investisseurs doivent considérer toute incitation comme conditionnelle tant qu’elle n’est pas confirmée dans leur licence, leur analyse fiscale et leurs autorisations opérationnelles.

Analyses Associées

Sources

  1. [S1] ECZA, page officielle du régulateur, consultée le 2026-05-26, https://www.ecza.gov.sa/en

  2. [S2] ECZA, “L’Autorité des villes économiques et des zones spéciales dévoile quatre nouvelles zones économiques spéciales en Arabie saoudite”, communiqué officiel, avril 2023, https://ecza.gov.sa/en/media-center/news-press/economic-cities-and-special-zones-authority-unveils-four-new-special

  3. [S3] ECZA, “Le réseau croissant de zones économiques spéciales de l’Arabie saoudite”, page officielle investisseur des ZES, consultée le 2026-05-26, https://sez.ecza.gov.sa/en/

  4. [S4] ECZA, “De nouvelles zones économiques spéciales saoudiennes licenciées lors du forum d’investissement à Riyad ; plus de 12 milliards d’USD d’investissements initiaux sécurisés”, communiqué officiel, mai 2023, https://www.ecza.gov.sa/en/media-center/news-press/new-saudi-special-economic-zones-licensed-investment-forum-riyadh-over-us12

  5. [S5] ECZA, FAQ, foire aux questions officielle du régulateur, consultée le 2026-05-26, https://ecza.gov.sa/en/faq

  6. [S6] ECZA, “Le ministre de l’Investissement remercie le leadership pour l’approbation par le Cabinet des réglementations des zones économiques spéciales”, communiqué officiel, janvier 2026, https://www.ecza.gov.sa/en/media-center/news-press/minister-investment-thanks-leadership-cabinets-approval-special-economic-0

  7. [S7] KPMG Saudi Arabia, “L’Arabie saoudite publie les cadres réglementaires gouvernant quatre de ses zones économiques spéciales”, note fiscale, 2026, https://kpmg.com/sa/en/insights/tax-insights/saudi-arabia-publishes-regulatory-frameworks-governing-four-of-its-special-economic-zones.html

  8. [S8] Umm Al-Qura, “Approbation des cadres réglementaires des zones économiques spéciales de Jazan, Cloud Computing and Informatics, King Abdullah Economic City et Ras Al-Khair”, journal officiel, 2026-01-16, https://uqn.gov.sa/details?p=28786

  9. [S9] SILZ, “The Riyadh Integrated Zone”, page officielle de l’opérateur de zone, consultée le 2026-05-26, https://silz.com.sa/en/riyadh-integrated

  10. [S10] GACA, “Règles fiscales spéciales applicables à la Special Integrated Logistics Zone”, PDF officiel, consulté le 2026-05-26, https://gaca.gov.sa/-/media/Files/PDF/LawsAndRegulation/Economics/ILBZTaxRules.pdf

  11. [S11] Saudi Vision 2030, “Zones économiques spéciales”, page officielle de projet, consultée le 2026-05-26, https://www.vision2030.gov.sa/en/explore/projects/special-economic-zones

  12. [S12] Economic Cities and Special Zones Authority, autorité officielle des zones économiques spéciales. https://www.ecza.gov.sa/