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Part du PIB non pétrolier: 55 % PIB réel 2025 |Chômage saoudien: 7,2 % T4 2025 |Actifs du PIF: 925 Md$ est. 2025 |IDE / PIB: 2,8 % dernière donnée 2025 |Participation féminine: 35,0 % dernière donnée 2025 |Note souveraine: Aa3 / A+ / A+ Moody's / Fitch / S&P |Croissance du PIB: 4,5 % réel 2025 |Pèlerins Omra: 18 M+ étrangers 2025 |Part du PIB non pétrolier: 55 % PIB réel 2025 |Chômage saoudien: 7,2 % T4 2025 |Actifs du PIF: 925 Md$ est. 2025 |IDE / PIB: 2,8 % dernière donnée 2025 |Participation féminine: 35,0 % dernière donnée 2025 |Note souveraine: Aa3 / A+ / A+ Moody's / Fitch / S&P |Croissance du PIB: 4,5 % réel 2025 |Pèlerins Omra: 18 M+ étrangers 2025 |
Accueil Analyse et éditorial GACA — Autorité générale de l'aviation civile (Arabie saoudite)
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GACA — Autorité générale de l'aviation civile (Arabie saoudite)

La GACA est l'Autorité générale de l'aviation civile d'Arabie saoudite : le régulateur qui supervise le programme d'expansion aérienne le plus ambitieux d'une grande économie, avec 140,9 millions de passagers transportés en 2025 (+9,6 % sur un an), 176 destinations internationales desservies, plus de 500 avions en commande dans les compagnies nationales et un objectif 2030 d'environ 330 millions de passagers au service des ambitions de tourisme, logistique et connectivité de Vision 2030.

Donovan Vanderbilt · · 17 min de lecture
GACA — Autorité générale de l'aviation civile (Arabie saoudite) — Analysis — Saudi Vision 2030

La GACA est l’Autorité générale de l’aviation civile d’Arabie saoudite, le régulateur au centre de l’expansion des aéroports, des compagnies aériennes, de la sécurité et de la connectivité aérienne du Royaume. Basée à Riyad et dirigée par le président Abdulaziz Al-Duailej depuis sa nomination en 2021, la GACA coordonne le volet aérien de Vision 2030, notamment l’objectif 2030 d’environ 330 millions de passagers, la connectivité avec plus de 250 destinations internationales, le lancement de nouvelles compagnies nationales et l’expansion aéroportuaire ancrée par King Salman International Airport, King Abdulaziz International Airport et l’ensemble du réseau aéroportuaire saoudien.

Le poids institutionnel de la GACA au sein de l’État saoudien est exceptionnellement élevé pour un régulateur de l’aviation civile. Dans des juridictions comparables, les régulateurs de l’aviation civile opèrent généralement comme autorités techniques subordonnées à un ministère : la FAA relève du département américain des Transports, l’EASA agit sous l’autorité de la Commission européenne, la CAA britannique dépend du Department for Transport. La GACA, elle, fonctionne comme une autorité inter-agences directe dotée d’une autonomie substantielle, tandis qu’Al-Duailej exerce simultanément les fonctions de président de Matarat Holding, la société détenue par le PIF qui possède et exploite les infrastructures aéroportuaires saoudiennes, et de président du Conseil exécutif de l’Arab Civil Aviation Organization (ACAO). Cette double autorité opérationnelle et réglementaire reflète la préférence institutionnelle saoudienne pour un commandement unifié au niveau des hauts dirigeants dans les secteurs où la cadence de livraison de Vision 2030 exige d’éliminer les frictions de coordination inter-agences. La combinaison d’une autorité de régulateur, d’une présidence de l’opérateur aéroportuaire et d’un positionnement régional arabe dans les institutions aéronautiques a produit une concentration institutionnelle qui a permis à la GACA de livrer en 2025 la troisième année consécutive de croissance record du trafic passagers : 140,9 millions de passagers transportés en 2025, contre 128 millions en 2024 et 112 millions en 2023, soit un taux de croissance annuel composé d’environ 12 % sur trois ans qu’aucun système aérien comparable d’une grande économie n’a égalé.

Les perspectives opérationnelles de 2026 prolongent cette trajectoire. L’annonce de janvier 2026 de la GACA lors du 19e Comité de pilotage du secteur aérien saoudien (Saudi Aviation Sector Steering Committee) a confirmé des plans de lancement de plus de 30 nouvelles routes domestiques et internationales en 2026, d’extension de la connectivité internationale au-delà du socle de 176 destinations en 2025 et de renforcement du rôle du secteur privé dans le développement aéroportuaire à des échelles supérieures au modèle historique conduit par l’État. L’architecture institutionnelle soutenant ces objectifs inclut le Future Aviation Forum 2026, tenu du 20 au 22 avril 2026 sous le patronage du roi Salmane et ayant attiré plus de 11 000 experts mondiaux de l’aviation, Routes World 2026, 31e World Route Development Forum programmé à Riyad sous organisation menée par la GACA, ainsi que le portefeuille plus large de décisions de licences réglementaires, d’approbations d’infrastructures aéroportuaires et de coordination opérationnelle que la GACA produit tout au long de l’année. La livraison opérationnelle 2026 a été compliquée par la perturbation sécuritaire régionale consécutive au conflit iranien de fin février 2026 et à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a obligé la GACA à réacheminer environ 41 000 vols par des espaces aériens alternatifs, illustrant ce qu’Al-Duailej a présenté comme « l’agilité, la coordination et l’engagement de la région à maintenir la continuité opérationnelle ».

Repères rapides

  • Création : 1934 comme Civil Aviation Administration ; forme actuelle de la GACA issue de réformes institutionnelles ultérieures
  • Siège : Riyad, Arabie saoudite
  • Président depuis 2021 : S.E. Abdulaziz Al-Duailej
  • Fonctions simultanées : président de Matarat Holding, opérateur aéroportuaire détenu par le PIF ; président du Conseil exécutif de l’Arab Civil Aviation Organization (ACAO)
  • Rattachement : coordination implicite de niveau ministériel via le Conseil des ministres saoudien ; S.E. Saleh Al-Jasser, ministre des Transports et des Services logistiques, comme ancrage ministériel du portefeuille
  • Trafic passagers 2025 : 140,9 millions (+9,6 % sur un an)
  • Vols 2025 : 980 000 (+8,3 % sur un an)
  • Trafic passagers 2024 : 128 millions (+15 % sur un an ; 25 % au-dessus du niveau prépandémie)
  • Destinations internationales desservies en 2025 : 176 (+3,5 % sur un an ; 78 % au-dessus du niveau prépandémie)
  • Rang IATA Air Connectivity Index 2025 : 17e mondial
  • Passagers domestiques 2025 : 65 millions
  • Passagers internationaux 2025 : 76 millions (+10,2 % sur un an)
  • Fret, premier semestre 2025 : 575 000 tonnes
  • Objectif 2026 : plus de 30 nouvelles routes domestiques et internationales ; développement aéroportuaire privé renforcé
  • Objectif 2030 : environ 330 millions de passagers
  • Avions en commande dans les compagnies nationales : plus de 500
  • Grands événements institutionnels menés par la GACA : Future Aviation Forum, annuel depuis 2022 · Routes World 2026 · Comité de pilotage du secteur aérien saoudien
  • Ancrage stratégique : Vision 2030 · Saudi Aviation Strategy · National Transport and Logistics Strategy · Pilgrim Experience Programme · objectif de 150 millions de visiteurs de la Saudi Tourism Authority

Ce qu’est la GACA

La General Authority of Civil Aviation fait remonter ses origines institutionnelles à 1934, année de création de la Civil Aviation Administration chargée de superviser le contrôle du trafic aérien saoudien dans la première phase du développement de l’aviation commerciale régionale. La création de 1934 place l’architecture institutionnelle saoudienne de l’aviation civile parmi les plus anciennes autorités nationales d’aviation civile au monde, antérieure de plus d’une décennie à la prolifération des autorités nationales d’aviation civile après la Seconde Guerre mondiale. La forme institutionnelle a ensuite évolué à travers plusieurs restructurations majeures, dont la création de la Presidency of Civil Aviation (PCA) lorsque l’institution aéronautique consolidée initiale a été scindée entre composantes civile et militaire, la Royal Saudi Air Force reprenant le portefeuille militaire, puis la forme contemporaine de la GACA sous laquelle l’institution opère depuis les années 2000.

La logique stratégique qui sous-tend le mandat contemporain de la GACA opère sur cinq registres distincts, chacun contribuant à justifier les ressources publiques substantielles engagées dans l’expansion de l’aviation civile saoudienne.

Le premier est l’infrastructure de livraison touristique de Vision 2030. L’engagement saoudien d’attirer 150 millions de visiteurs annuels d’ici 2030, déjà livré à plus de moitié avec plus de 120 millions de visiteurs cumulés atteints en avril 2026 selon une annonce récente de Mahmoud Abdulhadi, vice-ministre chargé de l’activation des destinations touristiques, dépend de la capacité aérienne nécessaire pour soutenir ces flux. Un tourisme entrant à l’échelle de 150 millions exige une connectivité aérienne internationale qu’aucune infrastructure aéroportuaire saoudienne actuelle ne peut soutenir sans expansion substantielle. Le rôle réglementaire et infrastructurel de la GACA est le mécanisme opérationnel par lequel cette capacité aérienne est ajoutée.

Le deuxième registre est l’expansion de capacité du tourisme religieux, Hajj et Omra. L’expansion de la capacité saoudienne de tourisme religieux, qui représente déjà une fraction substantielle des flux aériens entrants via King Abdulaziz International Airport (KAIA) à Djeddah et Prince Mohammad bin Abdulaziz International Airport à Médine, dépend d’une expansion continue des infrastructures afin d’absorber les objectifs de flux de pèlerins multipliés que le Pilgrim Experience Programme a fixés. La coordination opérationnelle spéciale de la GACA durant les saisons du Hajj et de l’Omra, ainsi que les infrastructures plus larges soutenant les flux de tourisme religieux, constituent l’une des dimensions institutionnellement les plus importantes du mandat d’aviation civile.

Le troisième registre est la connectivité logistique et fret. L’ambition logistique plus large de l’Arabie saoudite dans le cadre de la National Transport and Logistics Strategy positionne le Royaume comme plateforme logistique régionale reliant l’Asie, l’Afrique et l’Europe grâce à sa géographie. Les 575 000 tonnes de fret traitées au seul premier semestre 2025 reflètent déjà un débit substantiel, tandis que les licences FedEx et Swissport ajoutent une capacité internationale de fret. La poursuite de l’expansion de la connectivité fret est le mécanisme opérationnel par lequel l’ambition logistique plus large est livrée.

Le quatrième registre est la concurrence des hubs aériens régionaux avec Dubaï, Abou Dhabi et Doha. La concurrence des hubs aériens du Conseil de coopération du Golfe, Dubai International comme hub mondial le plus établi, Abou Dhabi comme second hub des Émirats arabes unis, Hamad International à Doha comme hub de Qatar Airways, Manama International à Bahreïn comme hub plus petit du Golfe, a été largement structurée par les couples compagnie-aéroport qui ont ancré chaque plateforme. Le positionnement institutionnel saoudien autour de Riyadh Air, nouvelle compagnie de plein service, de King Salman International Airport et de l’infrastructure aéroportuaire saoudienne plus large représente le dispositif destiné à concurrencer les hubs du Golfe établis à une échelle significative, la GACA fournissant l’architecture réglementaire et stratégique de cette expansion concurrentielle.

Le cinquième registre est le positionnement multilatéral dans les institutions aéronautiques. Le rôle d’Al-Duailej comme président du Conseil exécutif de l’Arab Civil Aviation Organization (ACAO) place l’Arabie saoudite au centre institutionnel de la conversation régionale arabe sur la politique aérienne. Le positionnement saoudien au sein de l’International Civil Aviation Organization (ICAO) par le cadre plus large de coopération réglementaire, la participation à la gouvernance de l’Airports Council International (ACI) et l’engagement multilatéral plus large dans les institutions aéronautiques fournissent la crédibilité institutionnelle qui soutient l’expansion aérienne saoudienne au niveau international.

La combinaison de ces cinq registres produit un argument institutionnel en faveur du mandat contemporain de la GACA qui dépasse le seul travail technique de régulation, justifiant les ressources publiques substantielles et l’attention politique de haut niveau dont l’institution bénéficie.


Direction

La GACA est dirigée par S.E. Abdulaziz Al-Duailej comme président, poste qu’il occupe depuis sa nomination en 2021. Son positionnement institutionnel est structurellement distinctif dans l’architecture de l’État saoudien en raison de la double autorité opérationnelle et réglementaire produite par ses fonctions simultanées.

Comme président de la GACA, Al-Duailej détient l’autorité réglementaire sur l’aviation civile saoudienne : licences des transporteurs et fournisseurs de services, cadre réglementaire de la sécurité aérienne, architecture de régulation aéroportuaire, protection des droits des passagers, normes de durabilité environnementale et portefeuille réglementaire plus large dans lequel opère l’aviation civile contemporaine.

Comme président de Matarat Holding, Al-Duailej détient l’autorité d’opérateur sur les infrastructures aéroportuaires saoudiennes. Matarat Holding, société détenue par le PIF qui possède et exploite les aéroports saoudiens, est le véhicule institutionnel par lequel l’expansion des infrastructures aéroportuaires a été livrée. La présidence de Matarat par Al-Duailej, parallèlement à sa présidence de la GACA, fournit un commandement unifié au niveau des hauts dirigeants sur le régulateur et le principal opérateur, supprimant les frictions de coordination inter-agences que les juridictions comparables rencontrent entre régulateurs de l’aviation et opérateurs aéroportuaires.

Comme président du Conseil exécutif de l’Arab Civil Aviation Organization (ACAO), Al-Duailej porte le positionnement régional arabe plus large qui soutient la crédibilité institutionnelle saoudienne dans la gouvernance aéronautique multilatérale.

Cette double et triple autorité institutionnelle est structurellement distinctive et fait partie des caractéristiques qui ont permis l’expansion rapide de l’aviation saoudienne. Les juridictions comparables séparent généralement l’autorité réglementaire de l’autorité d’opérateur aéroportuaire : la FAA n’exploite pas les aéroports américains, l’EASA ne possède pas les aéroports européens, la CAA britannique ne possède pas les aéroports britanniques, afin d’éviter le conflit d’intérêts perçu que créerait la combinaison des rôles de régulateur et d’opérateur. Le design institutionnel saoudien accepte la consolidation de l’autorité réglementaire et opérationnelle au niveau des hauts dirigeants comme prix opérationnel de la cadence de livraison exigée par Vision 2030.

Le Comité de pilotage du secteur aérien saoudien, présidé par Al-Duailej et réuni périodiquement, sa 19e réunion s’étant tenue fin janvier 2026 avec la publication du 2025 Air Traffic Report, fournit l’architecture de coordination interinstitutionnelle de l’écosystème aérien saoudien. Son rôle est structurellement important parce qu’il réunit régulièrement au niveau senior le régulateur, l’opérateur aéroportuaire, les transporteurs, Saudia, Riyadh Air, flynas, flyadeal, Air Arabia Alliance, l’autorité du tourisme et le groupe institutionnel plus large.

L’ancrage politique de niveau ministériel du portefeuille aérien plus large est S.E. Saleh Al-Jasser, ministre des Transports et des Services logistiques, dont le portefeuille couvre à la fois l’aviation et le secteur plus large du transport et de la logistique. Le rôle de coordination d’Al-Jasser fournit le poids institutionnel de niveau cabinet dont dépend l’expansion aérienne, la GACA opérant avec une autonomie substantielle dans le cadre de coordination ministérielle plus large.


Le bilan opérationnel 2025

La performance opérationnelle 2025 de la GACA, documentée formellement dans le 2025 Air Traffic Report publié lors de la 19e réunion du Comité de pilotage du secteur aérien saoudien fin janvier 2026, représente la troisième année consécutive de croissance record du trafic passagers et fournit la base opérationnelle à partir de laquelle sont calibrés les objectifs 2026 et 2030.

Trafic passagers total : 140,9 millions de passagers transportés en 2025, soit une croissance de 9,6 % sur un an par rapport au socle de 128 millions en 2024. Le chiffre de 140,9 millions place l’Arabie saoudite parmi les grands systèmes nationaux d’aviation civile et représente une forte progression par rapport au niveau prépandémie d’environ 76 millions en 2019.

Total des vols : 980 000 vols opérés en 2025, soit une hausse de 8,3 % sur un an par rapport à 2024. La croissance du nombre de vols, légèrement inférieure à celle du trafic passagers, indique une augmentation de la taille des appareils et de l’utilisation du coefficient de remplissage dans la flotte en exploitation, gains d’efficacité qui complètent l’expansion pure de capacité.

Passagers internationaux : 76 millions, soit une croissance de 10,2 % sur un an. La progression des passagers internationaux au-dessus du taux global reflète la priorité stratégique donnée à la connectivité du tourisme international entrant.

Passagers domestiques : 65 millions, socle opérationnel qui soutient la connectivité interurbaine en Arabie saoudite.

Destinations internationales desservies : 176, soit une hausse de 3,5 % sur un an et 78 % au-dessus du niveau prépandémie. L’expansion des destinations a été livrée par la croissance du réseau de Saudia, les opérations de lancement de Riyadh Air, l’expansion internationale continue de flynas et l’élargissement progressif de la carte de routes de flyadeal.

Classement IATA Air Connectivity Index : 17e mondial, au-delà de l’objectif 2024, positionnant l’Arabie saoudite dans le segment intermédiaire supérieur des juridictions aériennes mondialement connectées.

Premiers aéroports par trafic passagers :

  • Jeddah King Abdulaziz International Airport (KAIA) : 53,4 millions de passagers, aéroport le plus fréquenté d’Arabie saoudite, représentant plus d’un tiers du trafic aéroportuaire saoudien total
  • Riyadh King Khalid International Airport : 29 % du trafic passagers national, soit environ 41 millions de passagers, avec environ 112 000 passagers quotidiens
  • Madinah Prince Mohammad bin Abdulaziz International Airport : taux d’utilisation de 137 %
  • Dammam King Fahd International Airport : taux d’utilisation de 112 %

Les taux d’utilisation élevés à Médine et Dammam, tous deux supérieurs à 100 % de la capacité nominale, reflètent la pression opérationnelle que la croissance rapide de la demande exerce sur les infrastructures aéroportuaires existantes et fournissent l’argument institutionnel en faveur du programme substantiel d’expansion aéroportuaire supervisé par la GACA.

Détail du premier semestre 2025 : 66,7 millions de passagers, 467 000 vols, 575 000 tonnes de fret, confirmant l’accélération du second semestre qui a porté le total annuel à 140,9 millions.


Le programme opérationnel 2026

Le programme opérationnel 2026 de la GACA, annoncé lors de la 19e réunion du Comité de pilotage du secteur aérien saoudien et au lancement du Future Aviation Forum en février 2026, comprend :

Plus de 30 nouvelles routes domestiques et internationales à lancer en 2026. L’expansion des routes soutient à la fois la connectivité du tourisme entrant et l’accès des voyageurs saoudiens à davantage de destinations internationales.

Renforcement du rôle du secteur privé dans le développement aéroportuaire. Le déplacement institutionnel vers le développement aéroportuaire privé représente un changement substantiel par rapport au modèle historique conduit par l’État. Il ouvre une opportunité aux opérateurs aéroportuaires internationaux, Vinci Airports, Fraport, Heathrow Airport Holdings, ADP, Munich Airport International, Schiphol Group et d’autres, de participer au développement aéroportuaire saoudien par concession, construction-exploitation-transfert ou participation au capital.

Expansion de capacité dans le portefeuille aéroportuaire. Les grandes expansions de capacité incluent l’expansion multiphase de King Abdulaziz International Airport (KAIA) à Djeddah, d’environ 50 millions de passagers aujourd’hui à 80-114 millions par an d’ici 2030, puis 100 millions d’ici 2035 ; la livraison de King Salman International Airport (KSIA) à Riyad, projeté à 120 millions de passagers d’ici 2030 et 185 millions d’ici 2050 ; et le portefeuille plus large d’expansions de capacité dans les aéroports régionaux.

Préparation opérationnelle aux flux de pèlerins du Hajj et de l’Omra. Une attention particulière a été donnée à la préparation opérationnelle et au déploiement de talents nationaux pour accompagner les pèlerins durant les saisons 2026 du Hajj et de l’Omra. Les opérations aériennes liées au pèlerinage constituent l’un des livrables opérationnels annuels les plus importants que la GACA coordonne.

Lancement d’Air Arabia Alliance. La GACA a annoncé Air Arabia Alliance comme lauréat du concours pour une nouvelle compagnie nationale à bas coût basée à Dammam. Le nouveau transporteur opérera des vols domestiques et internationaux depuis King Fahd International Airport, devrait desservir 24 destinations domestiques et 57 destinations internationales et vise à connecter environ 10 millions de passagers par an via KFIA d’ici 2030. Air Arabia Alliance créera plus de 2 400 emplois directs et devrait commencer ses opérations en 2026 après l’achèvement des procédures de licence.

Routes World 2026 et Future Aviation Forum 2026. Les deux grands événements institutionnels du calendrier 2026 de la GACA, Routes World 2026, 31e World Route Development Forum, et le Future Aviation Forum 2026, tenu du 20 au 22 avril 2026 sous le patronage du roi Salmane avec plus de 11 000 experts mondiaux de l’aviation, fournissent l’architecture opérationnelle des grandes négociations commerciales et de l’engagement institutionnel de haut niveau qui ancrent l’expansion aérienne saoudienne.


Grands événements institutionnels

L’architecture événementielle de la GACA comprend deux rassemblements phares.

Future Aviation Forum (FAF)

Le Future Aviation Forum est le rassemblement phare de la GACA en matière de politique aérienne et de relations commerciales, reconnu par l’International Civil Aviation Organization (ICAO) comme le premier forum mondial de leadership pour l’aviation. L’édition 2024 a produit plus de 100 accords et 20 milliards de dollars d’opérations. L’édition 2026, du 20 au 22 avril 2026, tenue sous le patronage du Serviteur des deux saintes mosquées, le roi Salmane ben Abdelaziz, a attiré plus de 11 000 experts et dirigeants mondiaux de l’aviation, dont des ministres, régulateurs, constructeurs, Boeing, Airbus, Embraer et l’ensemble plus large des industriels, compagnies aériennes et aéroports. Le thème 2026, « Unlocking Global Growth, Designing the Future Sky », portait sur les chaînes d’approvisionnement manufacturières, les contraintes de capacité, les perturbations géopolitiques et le développement du capital humain.

Les éditions 2028 et 2030 sont confirmées en partenariat avec Richard Attias and Associates, détenue majoritairement par le Public Investment Fund saoudien, reflétant la durabilité institutionnelle de l’architecture FAF sur l’horizon plus large de Vision 2030.

Routes World 2026

Le 31st World Route Development Forum, Routes World 2026, a été attribué à Riyad en septembre 2025 à l’issue d’une compétition qui a reconnu la croissance substantielle du secteur aérien saoudien, le programme d’investissement dans les infrastructures et l’agenda touristique de Vision 2030. L’événement sera officiellement conduit par la GACA en partenariat avec la Saudi Tourism Authority (STA) comme partenaire tourisme, l’Air Connectivity Programme (ACP) comme partenaire de connectivité aérienne et Matarat Holding comme partenaire aéroportuaire, avec une organisation par Tahaluf.

Routes World est la principale plateforme internationale où compagnies aériennes, aéroports, autorités touristiques et parties prenantes de l’aviation planifient et négocient les futurs services aériens. L’accueil à Riyad représente l’émergence de l’Arabie saoudite comme lieu d’accueil de la rencontre internationale de plus haut niveau consacrée au développement des routes aériennes.


La perturbation Iran-Ormuz de 2026

L’escalade du conflit iranien et la fermeture du détroit d’Ormuz à partir de fin février 2026 ont produit l’une des perturbations opérationnelles les plus lourdes que la GACA ait eu à gérer dans sa forme contemporaine. La fermeture a forcé le réacheminement d’environ 41 000 vols via des espaces aériens alternatifs, la GACA coordonnant la réponse opérationnelle avec les transporteurs, les aéroports, le système aérien plus large du Golfe et l’architecture institutionnelle internationale.

Le cadrage de la réponse par Al-Duailej, selon lequel la réponse saoudienne a démontré « l’agilité, la coordination et l’engagement de la région à maintenir la continuité opérationnelle », résume la conception institutionnelle que la GACA a portée dans la gestion de la perturbation. Le réacheminement de 41 000 vols représente l’une des plus grandes réponses à une perturbation d’espace aérien dans l’histoire contemporaine de l’aviation, et la capacité institutionnelle saoudienne à coordonner cette réponse à grande échelle fournit un élément opérationnel à l’appui de la crédibilité institutionnelle aéronautique du Royaume.

La perturbation d’Ormuz a également produit des effets de second ordre sur le calendrier institutionnel saoudien plus large, dont le report de LEAP 2026, de l’Arabian Travel Market et de l’événement Middle East Energy, tous reprogrammés dans la fenêtre août-septembre 2026.